Mercredi 12 mars 2008

 

 

Pépy confirme l’éclatement de l’entreprise, la mise en place d’une branche Fret autonome et refuse de s’engager sur la non filialisation de l’activité Fret.

  

Le nouveau Président de la SNCF nommé par Nicolas Sarkozy confirme la volonté de l’entreprise de modifier la réglementation du travail et le dictionnaire des filières avec toutes les conséquences sur les conditions de vies et de travail des cheminots. En langage  de bon communiquant Pépy cela se dit : 
« On fait le pari de la rupture interne, …. Nous vous proposons de bâtir un nouvel équilibre». Cynique, il ajoute : «je sais, ce n’est pas facile pour les OS, c’est douloureux pour les cheminots»


Nicolas Sarkozy n’a pas choisi Guillaume Pépy par hasard : outre le fait qu’il connaît bien l’entreprise, Sarkozy sait que celui qu’il nomme, est un fervent partisan du libéralisme

économique. 
Le bilan de Guillaume Pépy à l’Activité Voyageurs, puis en tant que Directeur Général, fait ressortir un solde négatif de plusieurs dizaines de milliers d’emplois de cheminots, supprimés, transférés vers des filiales ou encore externalisés vers des entreprise privées. Pour le seul budget 2008, c’est 10% de l’effectif cheminots du Fret qui est supprimé. 

C’est une des raisons qui ont conduit l’administrateur SUD-Rail à voter
contre la nomination de Guillaume Pépy à la présidence de la SNCF. Une position que nous avons été la seule organisation syndicale à assumer !

 

Sur la filialisation de la branche Fret, G. Pépy prétend que la réponse est liée à la réussite du « pari de la rupture interne et du nouvel équilibre ». C’est un chantage, où le seul choix laissé aux cheminots, serait d’accepter la régression sociale (la « rupture interne »), sans quoi nous serions collectivement responsables de la non atteinte du nouvel équilibre, donc de l’échec de la réorganisation du Fret, donc de la non réalisation des objectifs économiques, ce qui amènerait le gouvernement à «siffler la fin de la récréation « (dixit Dominique Bussereau secrétaire d’état aux transports), en clair filialiser la branche Fret.

 

La course au moins disant social étant une course sans fin, accepter les modifications réglementaires voulues par la direction n’aurait nullement pour effet automatique de repousser une filialisation du Fret à moyen terme.

 

Au cours de la réunion SUD-Rail est intervenu pour dénoncer le dumping social que constituent les modifications du RH0077 souhaitées par l’entreprise et pour demander un engagement du Président sur la non filialisation du fret. Il est par ailleurs à noter que ces modifications réglementaires sont complètement contraires à la meilleure prise en compte des pénibilités au travail pourtant objet d’une multitude de réunions, assez infructueuses et ce n’est pas étonnant dans ce contexte.


Pourquoi la restructuration de la branche Fret concerne tous les cheminots ?

 

 

La restructuration du fret est la première phase d’une réorganisation complète de l’entreprise. Toutes les branches sont touchées, tous les cheminots dans leur quotidien seront impactés.

 

 

Fret n’est que la première branche d’activité à être réorganisée, suivront les branches Proximités (TER, IDF), le dernier journal « les infos » évoque déjà la création de ces nouvelles «familles», VFE (TGV, GL), Infra, …

 

Le principe est de donner à chacune de ces nouvelles entités une autonomie structurelle et fonctionnelle. Chacune de ses entités fonctionnera comme une entreprise indépendante et sollicitera ses propres modifications réglementaires, pour répondre à ses besoins spécifiques d’activité.

 

Le découpage organisationnel de chacune de ces activité serait différent, 5 zones pour le Fret, 1 zone IDF et 1 zone TER par région administrative pour Proximités, ?? zones pour VFE, ?? zones pour l’infra,

 

Quid des régions actuelles, des établissements, des notations, des parcours professionnels, des Délégués du Personnel de proximités, des Comités d’Etablissement Régionaux ?
Quid du statut des cheminots, quand la SNCF ne sera plus qu’une holding pilotant des activités indépendantes dont certaines seront filialisées et emploieront des cheminots sous les règles du code du travail ou d’une Convention Collective Nationale de branche ?

 

Pour SUD-Rail, la restructuration de la branche Fret, la défense du RH0077 sont l’affaire de tous les cheminots bien au-delà des agents travaillant pour cette activité.

 

Développer Fret SNCF dans une entreprise intégrée avec des cheminots à statut qui applique une réglementation garante des équilibres entre sécurité ferroviaire, les conditions de travail et la vie personnelle, c’est un choix tout à fait possible !

 

Un Fret SNCF dans une entreprise nationale au service du public et de l’intérêt général, soucieuse de l’aménagement du territoire, soucieuse de contribuer fortement au développement durable et à la préservation de l’environnement, soucieuse de répondre aux besoins et aux attentes des citoyens, cette SNCF là, ce Fret SNCF là, c’est celui que nous voulons, c’est celui dont nous avons besoin, c’est un choix tout à fait possible !

 

Sans mobilisation nous subirons les effets dévastateurs des logiques libérales mises en œuvre.

 

Sans mobilisation la SNCF que nous connaissons disparaîtra livrant ainsi le transport ferroviaire aux appétits des entreprises privées et de leurs actionnaires toujours avides de profits.

 

 

Avec SUD-Rail, dans l’unité la plus large possible, imposons d’autres choix !

 

 

 

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Jeudi 6 mars 2008

Travail, emploi et vie privée :

Les inégalités entre hommes et femmes

se portent toujours aussi bien !

 



La dernière étude de l’INSEE montre que les inégalités entre hommes et femmes perdurent. Plus touchées que les hommes par le chômage et par le travail à temps partiel, les femmes gagnent toujours moins que leurs collègues masculins. Force est de constater que, malgré les lois successives sur l’égalité professionnelle, peu de choses changent. Parce que ces inégalités sont liées aussi à l’orientation scolaire, au travail domestique non partagé réellement, il convient de prendre des mesures plus ambitieuses que ne le fut la Conférence égalité mise en place par le gouvernement l’automne dernier et enterrée presque aussitôt.

 

Un état des lieux accablant

 

L’étude publiée par l’INSEE le 21 février 2008, montre que les inégalités entre les sexes en France persistent.


Malgré quelques avancées, les carrières et les salaires des femmes restent déterminés par les filières d’orientation ; celles-ci sont moins nombreuses et moins porteuses que les filières masculines.


Les filières dans lesquelles les femmes sont majoritaires sont les filières “sociales”, éducatives, médicales, et dans les services aux particuliers. Il s’avère que c’est là que l’on trouve les salaires les moins avantageux. De ce point de vue, le gouvernement et le patronat ont une responsabilité dans cette situation : il faut une revalorisation globale des salaires de ces secteurs professionnels.

 

En finir avec le temps partiel imposé !

 

Le temps partiel concerne 31% des femmes (pour 6% des hommes). Qui dit temps partiel dit un salaire partiel qui ne permet pas de vivre décemment. Pour Solidaires, tout-e salarié-e à temps partiel qui le souhaite doit pouvoir bénéficier d’un temps complet. Il faut en finir avec le recrutement à temps partiel imposé. 

Les gouvernements n’ont eu de cesse, depuis les années 80, de développer le temps partiel, de multiplier les exonérations pour toute embauche à temps partiel : tout cela soi-disant pour lutter contre le chômage. Or, non seulement le taux de chômage demeure à un haut niveau mais les femmes y restent plus que les hommes. Les temps partiels ont permis aux entreprises d’introduire une flexibilité des horaires accrue, avec des salaires évidemment partiels loin de suffire pour vivre normalement. 

Etre à temps partiel signifie dépendre d’un mari, d’un compagnon ou de sa famille pour boucler les fins de mois ; c’est  encore plus difficile quand les femmes sont chargées de famille. Sans véritable salaire, les femmes n’ont pas de véritable autonomie !

 

Inégalités salariales

 

Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes se situent toujours à 25 % en moyenne pour une situation de travail identique. Cet écart s’explique en partie par le temps partiel et les carrières discontinues.

Mais une partie importante (11%) apparaît totalement inexplicable... si ce n’est par la “main invisible” des stéréotypes qui perdurent dans le milieu professionnel. Les emplois ne sont pas pesés et valorisés de la même façon selon qu’ils sont considérés plutôt masculins ou plutôt féminins. Le développement des compléments de salaires sous forme de prime ou autres rémunérations individuelles est plus favorable aux hommes qu’aux femmes ; les hommes sont supposés être plus disponibles que les femmes pour leur travail car moins chargés de familles et des tâches familiales et domestiques ! Cette logique d’individualisation des salaires est dangereuse pour tous les salariés, mais elle pénalise encore plus les femmes.


Là encore il serait bon, à l’heure où le gouvernement parle d’étendre aux fonctionnaires ces individualisations de salaires, de tirer le bilan de leur application dans le secteur privé. Au contraire, il faut remettre en cause cette logique, privilégier les augmentations générales, revoir à la hausse les grilles de salaire et revaloriser les secteurs professionnels les plus déqualifiés et souvent les plus féminisés.

 

RETRAITES DANGER !

 

Les retraites sont en moyenne deux fois moins élevées pour les femmes (732 euros par mois en 2004) que pour les hommes (1532 euros).Cette situation résulte des inégalités de salaires sur le marché du travail, des interruptions de carrière ou temps partiel pris pour élever les enfants. Les mesures précédentes ont déjà largement dégradé le niveau des pensions. Ces réformes, injustes pour tous, sont discriminantes envers les femmes.


Le passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul des pensions du régime général a été très néfaste pour les femmes. De même, l’allongement de la durée de cotisation et la décote qui pénalise les années manquantes, frappent davantage les femmes : elles avaient déjà des difficultés à réunir 37,5 annuités. Seulement 39% des femmes retraitées ont pu valider cette durée, contre 85% des hommes.


Allonger encore la durée à 41, voire 41,5 ou 42 ans, comme le prévoit le gouvernement est totalement inacceptable !

 

Pour un réel partage des tâches domestiques

 

Reste la question des inégalités dans la “sphère” domestique : les tâches familiales et domestiques restent deux fois plus une affaire de femmes que d’hommes. S’attaquer à cela passe par plusieurs types d’action :

- agir pour une réduction du temps de travail égale pour les hommes comme pour les femmes ;

- remettre en cause la construction des modèles sociaux dans l’éducation des enfants ; de ce point de vue, les jouets et leur répartition “garçons / filles” sont encore porteurs des stéréotypes les plus archaïques : les instruments de ménage, de cuisine, les poupons pour les petites filles et les jouets guerriers ou sportifs pour les petits garçons !

- développer les équipements collectifs de la petite enfance.

 

L’urgence d’une politique ambitieuse

 

Face à ces inégalités, nous attendons des pouvoirs publics autre chose que des grandes déclarations de principe. Certes il existe des lois mais elles ne sont pas assez contraignantes. Des plans d’égalité professionnelle et de rattrapage des inégalités salariales devraient être obligatoires ; des pouvoirs renforcés devraient être donnés aux élu-e-s du personnel pour agir en ce sens.

Les actions contre les stéréotypes (orientation scolaire, rôles sociaux attribués aux filles différents de ceux des garçons...) doivent se réaliser dès le plus jeune âge, via l’école. Les médias et la publicité portent aussi une responsabilité dans la représentation sexiste des femmes.

Le gouvernement, s’il en a réellement la volonté peut largement agir sur ces points : dans la formation des enseignant- e-s et des personnels éducatifs, dans les programmes scolaires, en direction des médias...


La Conférence Egalité
annoncée avec publicité par le gouvernement et tenue en automne dernier a fait “plouf”.


Avancer vers l’égalité, demande d’agir à tous les niveaux et de s’attaquer à des comportements qui traversent la société toute entière. Certains ne sont pas prêts à ces bouleversements car ils pensent y trouver leur compte !


Mais il s’agit aussi de remettre en cause le fonctionnement sexiste actuel du monde du travail : les tâches pénibles et peu valorisées pour les femmes, les postes à responsabilité pour les hommes, la flexibilité et la précarité imposée aux femmes en priorité...

 

Formation : les inégalités là comme ailleurs !

 

De 1993 à 2003, l’accès à la formation continue dans l’entreprise a progressé de six points. Les taux d’accès sont quasi identiques pour les hommes comme pour les femmes : en 2003, 21,1 % des femmes salariées avaient suivi, au cours de l’année écoulée, un stage financé ou organisé par leur employeur, contre 22,6 % des hommes.

Cependant, cela recouvre des différences assez sensibles selon les caractéristiques des emplois occupés car les chances d’accès à la formation dépendent de la catégorie socioprofessionnelle, de la quantité de temps travaillé, du secteur d’activité - public ou privé -, de la taille de l’entreprise.


Les taux d’accès à la formation continue pour les salariés à temps complet sont :

- pour les cadres : de 33.7% de femmes, et 32.5 % d’hommes

- pour les employés : de 18.7% de femmes et 23.6 % d’hommes

- pour les ouvriers : 8.4% de femmes, 13.6 % d’hommes.


Dans le secteur public, les femmes représentent les trois quarts des employés mais leur durée moyenne de formation est nettement inférieure à celle des hommes.

Plus fréquemment en CDD et en contrats aidés que les hommes, les femmes sont là encore pénalisées quant à l’accès à une formation.

Pour les demandeuses d’emploi, elles ne sont que 38 % dans les stages AFPA (qualifiants, gratuits et rémunérés) et 42% dans les stages financés par les ASSEDIC. Un autre frein à l’accès des femmes à la formation est constitué par l’absence de partage des tâches éducatives et ménagères qui leur laisse moins de temps disponible pour se former ou pour se déplacer vers un site de formation.

 

Intersyndicale femmes

 

Depuis dix ans, chaque année ont lieu deux journées de débat intersyndical femmes en mars.


A l’initiative de Solidaires, de la Fsu et de la Cgt, ces rencontres traitent de tous les aspects des inégalités, des discriminations et de l’oppression des femmes dans le travail comme dans la société en général. Ces rencontres donnent la parole à des chercheus-se-s et à des syndicalistes de terrain.


Elles réunissent chaque année plus de 300 personnes. En 2008, elles auront lieu les 13 et
14 mars, à la Bourse du travail de St Denis (93) et traiteront des inégalités dans le travail, de la représentation du corps des femmes et de Mai 68...

 

 8 mars, journée internationale de luttes des femmes !

 

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Mardi 4 mars 2008

Négociations sur la représentativité syndicale :

C’est aux salariés de décider qui les représente !

 

 

< Une négociation s’est engagée depuis la fin du mois de janvier entre les confédérations dites “représentatives” et le patronat < Ces discussions portent sur la représentativité syndicale, la validité des accords et le financement des organisations syndicales < Elles doivent se conclure fin mars ; ensuite il appartiendra au gouvernement de légiférer < Elles concernent les salariés du secteur privé, mais auront, sans nul doute, des conséquences sur la représentativité dans le secteur public < Le paysage syndical a beaucoup changé. De nouvelles organisations sont apparues, portées par des salariés qui ne se reconnaissent pas dans les organisations traditionnelles : c’est le cas pour les syndicats regroupés au sein de Solidaires, notamment les syndicats SUD, qui se développent aussi dans le secteur privé ces dernières années.

 

Deux poids, deux mesures !

 

Les règles actuelles en matière de représentativité syndicale datent de l’après-guerre et ont été confirmées par un arrêté en 1966 qui indique que cinq organisations sont considérées représentatives nationalement (CGT, CFDT, FO, CFTC, et CGC). Elles bénéficient de ce fait d’une “présomption irréfragable de représentativité” dans toutes les entreprises quelle que soit la réalité de leur présence : cette représentativité ne peut leur être contestée.

 

Pour les autres organisations, dont l’Union syndicale Solidaires, il en est tout autrement. A chaque fois qu’un syndicat ou une section d’entreprise se crée, que ce syndicat désigne un délégué syndical ou se présente aux élections professionnelles, les patrons peuvent le contester devant les tribunaux et ils ne s’en privent pas! C’est au juge d’Instance qu’il appartient alors de décider si ce syndicat est représentatif dans l’entreprise concernée. Pour cela, il examine plusieurs critères contenus actuellement dans le Code du travail. Un de ces critères est devenu obsolète : c’est celui de “l’attitude patriotique pendant la guerre” ! Cela montre bien en quoi la loi actuelle ne correspond plus à la situation syndicale de notre pays.

 

Un déni de démocratie

 

Ce monopole donné aux cinq confédérations traditionnelles leur confère un certain nombre d’avantages auxquels certaines sont très accrochées !

Surtout, c’est une situation totalement anti-démocratique: Aujourd’hui, un syndicat légalement constitué  n’a pas les mêmes droits s’il est rattaché ou non à une confédération traditionnelle. Autrement dit, un salarié ne peut choisir librement qui le représente !

Dans la Fonction publique, c’est la loi Perben de 1996 qui s’applique en matière de représentativité : elle reprend le même esprit et, pour l’essentiel, les mêmes dispositions que le secteur privé.

Dans tous les cas, c’est un véritable parcours du combattant pour se faire reconnaître quand on n’appartient pas au “Club des cinq” !

 

Par ces règles, il s’agissait aussi pour les pouvoirs publics et pour le patronat, d’avoir des interlocuteurs syndicaux susceptibles de signer des accords avec lui.

Il suffisait qu’un syndicat, même très minoritaire mais dit représentatif, signe un accord pour que cet accord soit valide !

 

Les patrons ne voient jamais d’un bon œil la création d’un syndicat combatif dans leur entreprise ; pour cette raison, ils utilisent tout ce que leur permet la loi actuelle pour combattre toute implantation des syndicats de Solidaires.

 

La publication Liaisons sociales faisait état récemment de déclarations de patrons pour qui il faut avant tout s’opposer aux syndicats SUD dont le “radicalisme effraie” !

 

Pour Solidaires, les salariés doivent pouvoir choisir librement qui les représente : c’est l’élection qui doit pouvoir déterminer qui est représentatif et qui ne l’est pas ! Pour cela, chaque syndicat doit être soumis aux mêmes règles, sans passe-droit, sans favoritisme, sans rente de situation !

 

Des négociations mal engagées

 

Ces questions devraient faire l’objet d’un large débat démocratique dans le pays et il appartient aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités en la matière.

Toutes les parties concernées devraient être entendues: patronat mais aussi toutes les organisations syndicales existantes. Il n’appartient ni aux patrons, ni aux confédérations dites représentatives de trancher ces choix : c’est une question de démocratie sociale qui concerne l’ensemble des citoyens !

 

Ce débat semble mal parti : seules les organisations déjà représentatives sont conviées à ces négociations : celles qui sont les premières concernées, comme Solidaires, n’ont même pas voix au chapitre... On discute entre gens déjà dans la place !

Cela augure mal de leur volonté, aux uns et aux autres, d’engager réellement une réforme qui conduirait enfin à la mise en place de règles de représentativité vraiment démocratiques.

 

Représentativité syndicale : nous exigeons la démocratie ! 

Les propositions de l’Union syndicale Solidaires en matière de démocratie sociale et de représentativité sont basées sur un ensemble de propositions.

 

Liberté pour tout salarié de s’organiser dans le syndicat de son choix.

Abrogation du décret de 1966 et la loi Perben de 1996 dans la Fonction Publique ;

Fin de la notion de présomption irréfragable et application de règles identiques pour toutes les organisations syndicales, transparentes et claires.

 

Liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles pour tout syndicat légalement constitué et indépendant.

 

Représentativité fondée sur l’élection.

 

Au niveau national, la représentativité interprofessionnelle devrait être fondée sur les résultats aux élections prud'hommes et aux élections paritaires dans la Fonction publique, résultats cumulés afin que cette représentativité concerne bien tous les salariés, privé et public.

 

Au niveau des entreprises et des branches, le résultat aux élections professionnelles doit être le critère pour déterminer qui est représentatif ; le seuil de 5 % semble globalement le plus adapté aux différentes réalités, d’autant plus que des syndicats considérés aujourd’hui comme représentatifs sont en-deçà de ce seuil dans beaucoup d’entreprises !

 

De nouvelles mesures doivent être prises pour permettre aux salariés des petites entreprises d’être représentés. Les seuils, les règles contraignantes qui limitent l’activité syndicale doivent être revus pour permettre le développement de l’implantation syndicale dans l’entreprise, la syndicalisation, l’activité syndicale et la désignation de représentants.

 

Les moyens d’expression démocratique dans l’entreprise doivent être accordés à tout syndicat légalement constitué et indépendant de l’employeur.

 

La protection des salariés s'engageant dans l’activité syndicale doit être renforcée.

 

La validité d’un accord doit être fondée sur le fait qu’il recueille la signature d’une ou plusieurs organisations syndicales représentant une majorité de salariés. Une possibilité de recours à la consultation directe des salariés doit exister si cet accord, même majoritaire, est contesté par un nombre significatif de salariés concernés (20 % par exemple).

 

Le financement des organisations syndicales ne peut se substituer à la nécessaire syndicalisation. Tout financement, des pouvoirs publics comme des entreprises, ne peut se faire que sur des critères transparents et sur des principes d’égalité de traitement entre les organisations syndicales.

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Mardi 26 février 2008

 

Après les cheminots, 
la SNCF réprime les élus locaux !



A la suite de la grève sur les retraites, des cheminots syndicalistes sont menacés de lourdes sanctions pour des faits relevant de l’activité syndicale. Mais ce sont aussi, aujourd’hui, des maires de petites communes de l’Indre et de la Creuse qui risquent des mises en examen pour entrave au trafic ferroviaire et risquent six mois de prison et 3750 euros d’amende. La SNCF leur reproche d’avoir participé à des manifestations pour exiger des arrêts de trains de la Ligne Paris Limoges Toulouse dans leur gare.

La fédération SUD Rail s’insurge contre cette criminalisation de l’action des citoyens et des élus en défense du service public ferroviaire. Parce que la SNCF est au service du public, l’action de la direction SNCF est injustifiée et intolérable. La fédération SUD Rail apporte son total soutien à l’action des élus locaux et demande l’arrêt des poursuites judiciaires. C’est ce que demandera l’élu SUD Rail lors du prochain Conseil d’Administration de la SNCF. 

Dans le même temps, la SNCF est capable de virer des voyageurs d’un TGV pour y installer la famille Royale d’Arabie Saoudite. A la SNCF aussi,  selon que l’on est riche et puissant ou Maire d’une commune rurale la considération n’est pas la même.

La fédération SUD Rail appelle les usagers, les élus locaux et les cheminots à tisser des convergences pour défendre le droit au transport pour tous.       

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Jeudi 14 février 2008


 


Pour signer la pétition aller sur le lien proposé dans ce blog


Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

 
Sauvegardons 
la laïcité de la république !
Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Mardi 12 février 2008
 

 

NEGOCIATIONS SALARIALES :

LES CHEMINOTS DOIVENT S’IMPOSER

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La richesse produite augmente plus vite que les salaires. Mais les fins de mois sont toujours plus difficiles. A tous ceux qui croient que c’est « inéluctable », à tous ceux qui pensent « qu’il n’y a rien à faire », à tous ceux qui doutent « que ce soit possible », nous disons que ce sont ceux qui véhiculent cette petite musique lancinante qui augmentent très largement leurs propres revenus.

De l’’argent il y en a. Mais sa répartition est de plus en plus inégale.

Revendiquer et lutter pour des augmentations de salaire n’est rien d’autre que faire œuvre de justice sociale. C’est le combat de SUD-Rail.

 



TOUJOURS MOINS POUR LES SALAIRES

 


L’INSEE (institut national de la statistique) a publié un document reprenant la variation de la part des salaires dans la richesse nationale. L’augmentation de la part salariale a été ininterrompue depuis la fin de la 2ème guerre mondiale et a stoppé en 1982. Depuis, elle est en baisse constante. C’est le cas dans tous les pays.

 

Cette part des salaires dans la richesse produite est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2% en 2006. Parallèlement les taux de profit des entreprises ont explosé au point de doubler entre 1982 et 2006. Cela signifie que non seulement la productivité n’a pas profité aux salariés mais qu’elle a uniquement servi à augmenter les profits des actionnaires. Il s’agit donc d’un véritable hold-up sur le travail des salariés.

 

La date d’inversion de tendance n’a rien d’un hasard. Elle correspond à l’offensive néolibérale qui s’est caractérisée par les victoires de Thatcher et de Reagan, prolongée par les tournants « de la rigueur » en France.


 


En France, le salarié serait un privilégié !

 


Quand les gouvernements successifs et le Medef insistent lourdement sur les soi-disant privilèges exorbitants des salariés en France, ils oublient plusieurs données :

-          de tous les pays d’Europe, nous sommes le pays (avec la Bulgarie) où il y a le plus de salariés payés uniquement au SMIC, avec 15,1 %. Un tiers des salariés en CDD est au SMIC !

-          Le coût du travail par équivalent temps plein et le salaire mensuel sont inférieurs à la moyenne de l’Europe des 15 (hors anciens pays de l’Est) ;

-          La progression des salaires en France est, avec l’Autriche, la plus faible d’Europe depuis 1996 ;

-          Le coût du travail a augmenté de 1,6% en moyenne en France de 1996 à 2004, contre près de 8% par an au Royaume Uni ;

 

Par contre, le journal Les Echos a montré que les patrons français sont les mieux payés d’Europe. Qui plus est, selon le quotidien La Tribune, la rémunération de 77% des grands patrons du CAC 40 a augmenté de plus de 40% (!!!) entre 2006 et 2007.

Nous voyons bien que l’objectif de la propagande médiatique sur les privilèges, les conservatismes, n’a qu’un but : nous culpabiliser pour nous arracher encore et toujours plus de nos droits et de notre salaire.


Pendant ce temps les profits s’envolent, les inégalités se creusent, le cout de la vie augmente.

 


RECUPERER NOTRE DÛ

 


Ainsi selon l’INSEE, le transfert de richesse des salaires vers les actionnaires correspond pour les salariés à une baisse de nos revenus de 14% en 20 ans.

Toutes les catégories de salariés ont été spoliées. Que ce soient les ouvriers, employés, techniciens ou les cadres. C’est ce que montre le resserrement de l’écart entre les salaires les plus élevés et les plus faibles. La pression patronale pour bloquer les salaires touche tous les salariés. Nous réclamons notre du.

 

Une première mesure devrait être de revenir à la situation du pouvoir d’achat de 1982. Pour y arriver il faudrait augmenter les salaires de 14%, soit pour chaque cheminot à statut, lui donner 4 positions d’un coup !

Si nous voulons que les salariés bénéficient de la croissance rapide du Produit Intérieur brut, il faudrait augmenter les salaires de près de 25 % !! Si nous voulons répondre à la forte demande de justice sociale, cela correspond à des augmentations de salaire uniformes de 450 € par mois pour tous les salariés.

Nous sommes loin du compte.


 

NEGOCIATIONS SALARIALES :

LES CHEMINOTS DOIVENT S’IMPOSER

 


A la SNCF, si les cheminots ont des hausses de salaire inférieures à la moyenne nationale des salariés, ce n’est pas le cas de tous. En effet, les bilans sociaux édités par la direction montrent que les 10 plus hautes rémunérations de la SNCF progressent d’année en année d’environ 15 % par an pour un « revenu modeste » de 2 346 082 € pour ces dix personnes en 2006

Quant à la part des salaires dans le chiffre d’affaires de la SNCF, elle baisse régulièrement, passant de 50 % en 2004 à 48,4 % en 2006 (elle était de 78,5% en 1981), ce qui prouve que l’augmentation de productivité ne profite pas aux cheminots. C’est intolérable. Les « négociations » salariales vont débuter et la SNCF propose toujours aussi peu d’augmentations d’année en année. Cette année, la direction joue sur tous les tableaux. Grâce à la réforme des retraites, elle va fortement économiser sur la part patronale de la cotisation retraite. En effet, elle versait un complément à la CPR pour compenser par exemple le maintien du calcul sur 37,5 annuités (maintenant on passe à 40 ans) et notre départ à 55 ans alors que de plus en plus de cheminots vont être obligés de rester après 55 ans. 

A cela s’ajoute l’annonce faite à la presse d’un bénéfice de plus de 700 Millions d’euros en 2007. Quand les comptes sont justes à l’équilibre, rien pour les salaires, quand ils sont excédentaires, c’est pareil ! Notre direction a toujours les mêmes mots à la bouche : « concurrence », « productivité ».

Le budget 2008 présenté au Comité Central d’Entreprise en est la traduction : encore 3% d’augmentation de productivité exigée sur notre dos pour la seule année 2008. Sans compter les réformes en cours, celle du RH0077 pour plus de flexibilité, les restrictions du droit de grève, l’autonomie du fret, etc…

« Le progrès doit être partagé par tous » proclame la publicité mensongère de la direction.


 

A SUD-Rail, nous revendiquons :

˜    Une augmentation uniforme de 250 Euros du salaire net mensuel,

˜    Un salaire minimum d’embauche de 1 350 Euros nets mensuels.

˜    Un treizième mois sur la base de calcul du salaire annuel moyen, prime de travail comprise, qui compte pour la retraite.

˜    Attribution d’une prime unique et uniforme de 1 350 euros payable en juin.

˜    Non hiérarchisation des éléments liés aux sujétions : primes, indemnités, gratifications, allocations… paiement pour tous, sur le taux le plus élevé (taux cadre).

˜    Le travail du samedi doit être rémunéré comme le travail du dimanche

˜    Prime de travail intégrée dans le traitement et calculée sur le code prime le plus élevé.

˜    Intégration de l’indemnité de résidence alignée sur le taux 1, dans le traitement.

˜    Attribution de l’indemnité de saisie à l’ensemble des agents, tous collèges confondus, ayant à consulter des fichiers informatiques, ou à saisir des données, quelle que soit la durée journalière de ces activités.

 

Les cheminots doivent faire entendre leur voix avec tous les salariés du public et du privé qui revendiquent et manifestent pour l’augmentation des salaires.

Et si nous le faisions tous ensemble ?

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Dimanche 10 février 2008
 

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Pour une société fraternelle et solidaire,

un sursaut citoyen s'impose.

Nous manifesterons tous ensemble

le 29 mars à Paris

 

Une politique qui nie les droits fondamentaux

L'acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication des restrictions du droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial.

Le gouvernement impose une vision utilitariste de l'immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant  travailleurs provenant de l'UE et travailleurs du reste du monde, il a l'intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions, il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Il souhaite faire adopter à l’échelle européenne une disposition rendant impossible à l’avenir toute opération de régularisation d’envergure.

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d’origine étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e) par des contrôles d’identique iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français « issus de l’immigration » se voient humilier quotidiennement ?  Combien d’étrangers se voient refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?

Une politique du chiffre qui tue

         Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu'ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d'enfermement aux frontières de l'Europe…. Chaque jour la descente dans l'ignominie s'accélère. Cet acharnement répressif  brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)

         Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures  (transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l'aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale.

Une politique qui réprime la solidarité

Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l’égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux  et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.

Afin d'aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la division : le pouvoir oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l’invasion de la France, il oppose les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés,  les étrangers en situation régulière aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du public…

Une politique qui instrumentalise l'immigration au profit d'une politique antisociale et liberticide

Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l'opinion des vrais problèmes : pouvoir d'achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations….

Cette politique qui fait système est aujourd'hui notamment incarnée par le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace pour "l’identité nationale". Cette conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.

Nous refusons cette politique ultra libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont  les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une "' immigration choisie", permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d'immigration de travail.

La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.

 

Ce projet de société n'est pas le nôtre !

 

La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :

§       la suppression du ministère de "l’identité nationale",

§       l’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l'arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,

§       l'arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,

§       l’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,

§       l'abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,

§       la mise en œuvre d'une autre politique européenne, à l'opposé de l'Europe forteresse,

§       le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,

§       des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,

§       la régularisation des sans papiers,

§       l'abolition de la taxe à l'emploi pour l'embauche de travailleurs étrangers,

§       un politique d'accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.

 

 

Pour une société fraternelle et solidaire,

un sursaut citoyen s'impose.

SUD-RAIL appelle à manifester 

le 29 mars à Paris

 

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Mercredi 6 février 2008
Elections au Conseil d’Administration de la SNCF: SUD-RAIL est le syndicat qui progresse le plus !

 

 

Le 5 février, les cheminots désignaient leurs représentants au Conseil d’Administration.

 

Au niveau national, tous collèges confondus

SUD-RAIL progresse de 5,23%.

 

 

CGT et CFDT sont en baisse. Ces évolutions interviennent quelques semaines après le conflit social pour défendre les retraites. Chacun pourra analyser leur signification en regard des pratiques développées durant cette période, mais aussi du travail réalisé sur l’ensemble du mandat écoulé.

 

(A ces résultats qui concernent l’ensemble de la SNCF, il faudra ajouter ceux des 12 filiales dont les résultats ne modifieront guère le total.)

 

SUD-Rail appelle l’ensemble des cheminots à renforcer dans la durée ce mouvement, en prenant toute leur part dans le développement d’un syndicalisme Solidaires, Unitaires, Démocratiques.

 

Alors que les 5 confédérations syndicales reconnues par le gouvernement et le MEDEF discutent en vase clos de ce que doit être la « représentativité syndicale », une fois de plus le vote des salariés montre que l’essentiel est ailleurs !

 

 

Au niveau régional avec 23,53 % 
tous collèges confondus :
 
le syndicat sud-rail de Lille confirme le résultat national et devient la première organisation syndicale chez les agents de trains

 

 

Les résultats de la région de Lille :

 

Syndicats

voix

Autres salariés

%

voix

cadres

%

SUD-RAIL

1409

26.44

41

4.92

CGT

2481

46.55

163

19.56

CFDT

268

5.02

88

10.56

FO

309

5.79

20

2.4

CFTC

317

5.94

52

6.24

CGC

88

1.65

97

11.64

UNSA

457

8.57

372

44.65

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Mardi 5 février 2008
Intervention de SUD-RAIL lors de la rencontre avec 
le secrétaire d'état aux transports: D. Busserau




Monsieur le secrétaire d’Etat

 

Pour la fédération SUD-Rail, le transport de Fret ferroviaire est un secteur d’activité d’avenir qu’il ne faut pas soumettre à la loi du marché. L’impact de cette activité sur notre environnement, dans l’aménagement de notre territoire et la sécurité qui le caractérise, en font, au-delà d’une simple activité économique, une activité d’intérêt général, une activité de service public.

 

Les cheminots ont pris connaissance ces dernières semaines de la nouvelle restructuration envisagée pour l’activité Fret SNCF. Monsieur le secrétaire d’Etat, les cheminots sont extrêmement inquiets, ils sont convaincus que la nouvelle structuration conduit Fret SNCF vers une filialisation de l’activité. Ils sont tout aussi convaincu que ce nouveau plan, s’accompagnera d’une nouvelle vague de plusieurs milliers de suppression d’emplois de cheminots.

 

C’est dans ce contexte d’inquiétude extrême, que la direction de l’entreprise SNCF souhaite très rapidement ouvrir une négociation sur les conséquences sociales de ce plan et sur des remises en cause de la réglementation du travail et du contenu des métiers.

 

En agissant ainsi, la direction SNCF répond aux souhaits de l’UTP (dont elle est membre : il s’agit de faire baisser les conditions de travail (et de sécurité !) à la SNCF, pour « faciliter » de leur point de vue les discussions sur la CCN du transport ferroviaire privé. La fédération SUD-Rail refuse de brader la réglementation du travail, les conditions de travail déjà bien difficiles, la sécurité déjà trop souvent sacrifiée sur l’autel de la rentabilité.

 

Au-delà du fret, la direction SNCF prépare la transformation de l’EPIC en une holding coordonnant la gestion d’entreprises ferroviaires ayant des activités distinctes ; cela aurait des conséquences terribles en terme d’emploi, de réglementation du travail et le statut.

 

La recherche sans fin de la baisse des coûts du transport conduit sans cesse à créer les conditions ou à organiser un dumping social nocif pour les salariés et contraire à la préservation du haut niveau de sécurité des circulations ferroviaires : c’est inacceptable, et dangereux.

 

Vous comprendrez, que des négociations pourraient s’ouvrir dans un climat différent si le gouvernement prenait des engagements forts et pérennes garantissant la non filialisation de l’activité Fret de la SNCF et la conservation d’un caractère intégré de l’entreprise publique SNCF. 
Dans le même esprit, la demande d’un moratoire sur les restructurations du Fret, formulée par sept fédérations syndicales de cheminots doit permettre l’organisation du nécessaire débat public sur la question du Fret ferroviaire et redonner au dialogue social un sens que la politique du fait accompli lui dénie aujourd’hui.

 

Bien que vous n’ayez toujours pas levé notre exclusion décidée en janvier 2007 des travaux d’élaboration de la convention collective applicable aux salariés du transport ferroviaire, et bien que vous n’ayez pas encore décidé de reconnaître notre représentativité pourtant réelle, nous vous rappelons notre demande de voir cette future convention collective englober tous les salariés hors statut concourrant à l’activité ferroviaire et construite sur la base du décret 99-1161.

 

Il nous semble inutile ici de reprendre ici des éléments forts, rappelés notamment au moment du Grenelle de l’environnement, qui tous démontrent la pertinence et la nécessité de développer le transport de Fret ferroviaire. Mais il nous semble très important de souligner que les politiques successives de réduction de la capacité de production, de trains de fret SNCF (en hommes, en matériels, en infrastructures) vont complètement à l’encontre des attentes des citoyens et sont en total contradiction avec cet impératif de développement que nous avons évoqué précédemment.

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Dimanche 27 janvier 2008
Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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