Mercredi 5 décembre 2007

Le 4 décembre, s’est tenue la deuxième « table ronde » consacrée (parait-il) à l’avenir de nos retraites.


Intervention préalable SUD-Rail :
Nous rappelons que la délégation fédérale SUD-Rail se situe ici sur la base du mandat que nous avons porté durant toute la grève, mandat confirmé par les Assemblées Générales de grévistes :

 

  • Maintien de la durée de cotisations à 37,5 annuités.
  • Pas de décote.
  • Pensions de retraites indexées sur les salaires.
  • Pas de double statut pénalisant les jeunes et futur-e-s cheminot-e-s.

Concernant l'ordre du jour de cette deuxième réunion plénière : Pour les mesures salariales, nous attendons les suites des propositions de la direction, et rappelons notamment les engagements pris, puis remis en cause, pour les agents bloqués à A7, B11, C15, D18, etc.

 

Concernant la prise en compte des éléments de rémunération, SUD-Rail revendique l'intégration de toutes les primes, indemnités et allocations dans le calcul de la pension. Les points "décotes" et "indexation des pensions" sont particulièrement importants et doivent être "évoqués" aujourd'hui. Nous sommes opposés à toute notion de décote, c'était un motif fondamental de la grève ; nous attendons la position du gouvernement sur ce sujet.

 

Nous sommes pour le maintien de l'indexation des pensions sur les salaires ; nous attendons, là aussi, la position du gouvernement...

 

Concernant le Compte Epargne Temps, nous ne sommes pas demandeurs, les grévistes n'étaient pas demandeurs, de la mise en place d'une flexibilité du travail encore plus grande, d'un retour en arrière en matière de conditions de travail, par le renoncement chaque année à plusieurs journées de repos.

 

Même constat pour le Plan Epargne Retraite : nous refusons, et les grévistes refusaient, la mise en place d'un système de retraite par capitalisation.

 

Concernant les poly-pensionnés, et notamment les ex-apprentis, ex-élèves, ex-contractuels, SUD-Rail demande la prise en compte intégrale de leurs années.

 

Pour ce qui est du rachat des années d'études supérieures, nous notons la faible participation de l'entreprise, qui laisse à la charge des agents concernés des sommes très élevées.

 

Enfin, à propos des bonifications traction, et même si la direction annonce aujourd’hui que ce sujet est reporté à la prochaine réunion, SUD-Rail affirme son désaccord avec les propositions faites, qui ne compensent pas la suppression des bonifications traction, que nous refusons.

 

Décotes : le gouvernement ne bouge pas d'un iota !

Rien, strictement rien, ne change par rapport à ce qui était prévu avant la grève. Le sujet a été "évoqué", nous avons rappelé avec force les revendications des grévistes … mais il n'y a plus la grève pour peser sur les négociations : alors gouvernement et direction ne bougent pas !

 

Désindexation : le gouvernement ne bouge pas d'un iota !

Le gouvernement confirme sa décision de ne plus indexer nos pensions sur nos salaires, mais sur l'indice des prix (si contesté), à compter du 1er janvier 2009. Encore un des sujets d'importance pour lequel il fallait aux yeux de certains arrêter la grève pour qu'il soit "évoqué". Le rapport de forces n'est plus là : le gouvernement entérine sa décision.

 

Mesures salariales pour favoriser l’allongement de la carrière.

 

Création d’un 10ème échelon.

L'échelon 10 (8 pour les ADC) annoncé lors de la précédente réunion déclenchera une majoration de salaire de 3,6%.

 

Agents en fin de grille.

Un complément de rémunération de 3% est attribué aux agents placés sur la dernière position de rémunération des qualifications A à H inclus (à l'exception de D, la direction s'en tenant aux mesures de 2005 sur D/2/19), s'ils répondent aux conditions suivantes :

  • 50 ans minimum.
  • 5 ans d'ancienneté sur la position de rémunération.
  • Pas d'objection motivée du service.

 

Nous avons contesté cette dernière condition, et noté que la mesure est inférieure à l'attribution d'une position.

Par ailleurs, environ 1300 notations supplémentaires en niveau seront attribuées en 2008 et 2009, à répartir entre toutes les Régions et entre les passages B1/B2, C1/C2, D1/D2, E1/E2, F1/F2, G1/G2, H1/H2, TA et TB.

 

Majoration salariale complémentaire.

Lors de la précédente réunion, il a été décidé que pour « accompagner la prolongation d’activité », il sera attribué à l’ensemble des agents nés à compter du 1er juillet 1953 une majoration salariale de 0,5% du traitement, par semestre effectué au-delà de 55 ans, dans la limite de 5 semestres. A la demande d'organisations syndicales qui semblent intégrer d'ores et déjà le passage de 37,5 annuités non pas à 40 mais à 41, cette limite est portée à 7 semestres !

 

Niveau des pensions de retraite.

  • Les gratifications d'exploitation et de vacances seront intégrées dans le salaire liquidable sur 4 années, entre le 1e juin 2008 et le 1er juin 2011.
  • ½ point d'Indemnité de Résidence est intégré au Traitement au 1er décembre 2008 (il devait l'être en 2009).
  • Le principe de péréquation est appliqué à la première étape d'élargissement de la PFA (+0,32%) et à la première phase d'intégration des gratifications d'exploitation et de vacances (+0,36%).

Pour SUD-Rail, toutes les mesures doivent se répercuter sur les pensions (le 10ème échelon, par exemple).

 

Ex-apprentis, élèves, contractuels …

A compter du 1er juillet 2010, les ex-apprentis et ex-élèves bénéficieront d'une majoration salariale de 0,5% par semestre d'apprentissage entièrement validé, avec un maximum de 4. Cette majoration sera versée à 55 ans (50 ans pour les ADC), donc à condition de faire au moins 6 mois de rab'.

Nous avons déploré l'insuffisance de cette mesure, et l'absence de prise en compte des ex-contractuels.

 

Rachat des années d'études supérieures.

Cette mesure a un coût exorbitant ; la direction propose de participer à la hauteur de 15% au rachat de seulement deux trimestres…

 

Compte Epargne Temps, Plan Epargne Retraite.

Nous avons refusé un Compte Epargne Temps qui incite à renoncer chaque année à des congés, des repos, donc à détériorer les conditions de vie et de travail, avec toutes les conséquences sur la santé et la sécurité ! Ce sujet sera repris dans le cadre du débat sur la pénibilité des métiers. Quant au Plan Epargne Retraite, qui défavorise les bas salaires car ils ne peuvent pas épargner (ils sont plutôt endettés !) et qui amène à vendre ses repos et congés, il est pour l'instant abandonné.

 

Comme lors de la précédente réunion, CGT, UNSA, CFTC, CGC qui appelaient les cheminots à cesser la grève lorsqu'elle était encore très suivie, ont dit que si ça continuait comme ça, les cheminots se remettraient en grève rapidement. SUD-Rail est prêt … 
Les mêmes fédérations CGT, UNSA, CFTC, CGC ont demandé que les réunions ne se terminent pas le 18 décembre comme prévu, mais se poursuivent en janvier.

 

Par défaut, gouvernement et direction répondent à une des questions essentielles, qui porte sur le refus de l’allongement de la durée de cotisations de 37,5 à 40 annuités (en attendant les 41 déjà annoncées pour 2008) : celle-là, ils y répondent sans même « l’évoquer », puisqu’on passe directement à l’étape « comment faire avec une durée de travail allongée ? »

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Vendredi 30 novembre 2007
Une citation de Jack London. Selon la formule consacrée, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne pourait être que fortuite ... Eh oui !,

«  Après que Dieu a achevé de créer le serpent à sonnette, le crapaud et le vampire, il lui restait encore un peu de substance avec laquelle il créa le briseur de grève. Le briseur de grève est un animal à deux pattes avec un esprit tordu, un cerveau dilué et une moelle épinière visqueuse et gluante. À la place du cœur, il a une tumeur de principes pervertis. Quand le briseur de grèves marche dans la rue, les hommes lui tournent le dos, les anges pleurent dans le ciel et les démons eux-mêmes ferment les portes de l'enfer pour l'empêcher d'entrer…Judas Iscariote était un homme profondément digne en comparaison avec le briseur de grève. Car après avoir trahi son maître, il eut la force de caractère de se pendre. Le briseur de grève ne l'a pas. »

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Vendredi 30 novembre 2007

Le 29 novembre, s’est tenue la première « table ronde » consacrée (parait-il) à

l’avenir de nos retraites.

En début de séance, la délégation SUD-Rail a rappelé le contexte de cette réunion :

 

Cette rencontre fait suite à 10 jours de grève en novembre, un important mouvement déjà en octobre, un pourcentage de grévistes historique le 18 octobre, très fort durant toute la grève de novembre.

 

Le choix de ne pas imposer ces négociations à chaud, sous la pression et le contrôle direct des grévistes, amène à cette série de réunions, étalées sur plusieurs semaines.

Le mandat de la délégation fédérale SUD-Rail, c’est celui que nous avons rappelé lors de la réunion du 21 novembre ; il repose sur les revendications réaffirmées lors de très nombreuses Assemblées Générales :

 

ü        Maintien de la durée de cotisations à 37,5annuités.

ü        Pas de décote.

ü        Pensions de retraites indexées sur les salaires.

ü        Pas de double statut pénalisant les jeunes et futur-e-s cheminot-e-s.

 

Voilà ce que nous voulons « évoquer » pour reprendre le terme utilisé par les représentants du gouvernement le 21 novembre. Voilà ce que nous voulons que les représentants du gouvernement «évoquent » sans tarder !

Concernant les sujets mis à l’ordre du jour de cette réunion par la direction de l’entreprise, nous nous sommes exprimés lors des « groupes de travail » des 23 et 27 novembre et le ferons de nouveau aujourd’hui, le cas échéant. Nous notons toutefois qu’il s’agit de mesures visant à appliquer la contre-réforme, rien qui ne la remette en cause !

Dans des circonstances qu’elle a choisies, la direction a fait des annonces, à l’issue de réunions avec diverses fédérations qui voulaient éviter la grève de novembre.

Aujourd’hui, certaines mesures sont remises en cause : cette pratique est malheureusement aussi peu surprenante qu’inacceptable !

 

Mise à la retraite d’office.

 

Cette mesure ne sera plus appliquée à compter de ce jour (à effet rétroactif au 24 octobre pour les notifications qui auraient été faites). Cela répond à une demande exprimée par plusieurs fédérations syndicales.

 

Quel symbole ! Dans le cadre de cette négociation où nous nous opposons à l’allongement de la durée de

cotisations, le premier « acquis », c’est que toutes celles et tout ceux qui veulent faire du rab’ pourront en

faire.

 Qui a fait grève pour cela ?

 

SUD-Rail est intervenu sur trois points :

 

Ø       Un-e cheminot-e qui travaille au-delà de 55 ans (50 ans pour les ADC), c’est un-e jeune de plus qui reste au chômage.

Ø       Nous refusons cette logique qui conduit à banaliser le fait de faire du rab’, parce que les salaires, et plus encore les pensions, sont très faibles.

Ø       Tout agent qui serait dans cette situation doit être placé « hors compte » pour toutes les opérations de notations, car sinon cela bloque le déroulement de carrière des plus jeunes.

 

Mesures salariales pour favoriser l’allongement de la carrière.

 

Création d’un dixième échelon.

 

Il est mis en place un échelon 10 correspondant à une majoration de 2,5%. Condition d’accès à cet échelon :

 

o         8 années d’ancienneté sur le 9èm échelon au 1er juillet 2008.

o         7 années d’ancienneté sur le 9èm échelon au 1er juillet 2009.

o         6 années d’ancienneté sur le 9èm échelon au 1er juillet 2010.

o         5 années d’ancienneté sur le 9èm échelon au 1er juillet 2011.

 

Cette mesure sera appliquée de façon identique aux autres catégories de personnel (agents de conduite, gardes

barrières), et pour tous avec effet rétroactif au 1er janvier 2008. Ce dixième échelon concerne 16 500 cheminot-e-s en 2008, 23 700 en 2009, 28 500 en 2010. Cela représente une moyenne mensuelle de 48 euros supplémentaires pour un agent d’exécution, 56 euros pour un agent de maîtrise, 87 euros pour un cadre.

 

Prime de Fin d’Année.

 

La direction va prendre deux ans pour intégrer la prime de travail dans le calcul de la PFA … Attention, au bout de ces deux années, seule la Valeur Moyenne Théorique des codes prime 1 et 2 (les plus basses) sera intégrée.

 

Grille salariale.

 

Des négociations pour la mise en place d’une nouvelle grille s’ouvriront en juin 2008 pour une durée d’environ un an… mais nous n’avons aucune indication sur les orientations qui seront mises en avant.

 

La grille actuelle est sans doute dépassée, mais chacun-e sait que si sa refonte se discute « à froid », sans

rapport de forces, la direction va nous proposer une détérioration, une remise en cause globale de ce qui

demeure lié à l’ancienneté.

 

Majoration salariale complémentaire.

 

Pour « accompagner la prolongation d’activité », il sera attribué à l’ensemble des agents nés à compter du 1er

juillet 1953 (1er juillet 1958 pour les ADC) une majoration salariale de 0,5% du traitement, par semestre effectué

au-delà de 55 ans (50 ans pour les ADC), dans la limite de 5 semestres. Ceci, à compter du 1er juillet 2008.

 

La direction avait prévu un complément de rémunération de 2,5% six mois avant l’atteinte de l’âge auquel

s’annule la décote, pour les ADC. Une formule différente est recherchée, qui s’appliquera à l’ensemble des

cheminot-e-s. La quasi-totalité des fédérations syndicales a indiqué qu’il était préférable d’affecter cette somme aux échelons d’ancienneté. Une nouvelle proposition sera faite par la direction.

 

Tout ça est en plein dans l’accompagnement de la réforme, comme si les questions de fond étaient

évacuées. Nous ne laisserons pas faire en silence ! SUD-Rail prend acte des mesures annoncées par la

direction, mais nous redisons qu’elles ne correspondent pas, du tout, aux revendications des grévistes.

Pour SUD-Rail, si des éléments sont améliorés cela doit se faire sans délai, pour tous les cheminot-e-s, et sous une forme péréquable permettant aux retraité-e-s d’en bénéficier. La direction maintient ses délais

d’application, et fait confirmer par le représentant du gouvernement que la péréquation automatique n’est plus possible (l’externalisation de la CPR est passée par là) et ne s’appliquera pas à ces mesures.

 

Les fédérations CGT, UNSA, CFTC, CGC qui appelaient les cheminot-e-s à cesser la grève la semaine dernière ont dit que si ça continuait comme ça, les cheminot-e-s se remettraient en grève rapidement.

Les mêmes fédérations CGT, UNSA, CFTC, CGC ont demandé que les réunions ne se terminent pas le 18 décembre comme prévu, mais se poursuivent en janvier.

 

Prochaine table ronde le 4 décembre, avec à l’ordre du jour, notamment, décote et indexation des pensions.

SUD-Rail soutient les initiatives locales et régionales prises unitairement, pour rappeler les revendications des grévistes : durée de cotisations, décote, indexation, double statut, …

SUD-Rail s’est engagé à rendre compte à tous le lendemain de chaque table ronde.

Venons nombreux/ses aux Assemblées Générales, permanences, réunions, etc. organisées dans les sites ferroviaires. Un préavis de grève est déposé pour le 5, afin que chacun-e puisse participer.

Le 7 décembre, se tiendra la troisième table ronde.

Nous connaîtrons les réponses sur indexation et décote, à mi-chemin des « négociations », … l’occasion de peser par un rassemblement devant la direction SNCF ? SUDRail soumet l’idée, souhaite que ce soit unitaire, et dépose un préavis

de grève pour couvrir les manifestant-e-s.

 

Par défaut, gouvernement et direction répondent à une des questions essentielles, qui porte sur le refus de l’allongement de la durée de cotisations de 37,5 à 40 annuités (en attendant les 41 déjà annoncées pour 2008) : Ils y répondent sans même « l’évoquer », puisqu’on passe directement à l’étape « comment faire avec une durée de travail allongée ? »

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Mercredi 28 novembre 2007

 

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Nous, étudiants de 67 universités, réunis en Coordination nationale les 24-25 novembre 2007 à Lille, adoptons lappel suivant.

Plus de la moitié des universités sont en blocage total ou partiel et plus de 60 universités sont touchées par la mobilisation.

Nous rejetons la LRU parce quelle signifie la privatisation de lenseignement supérieur. Lintroduction de financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. Luniversité nest pas responsable du chômage, et adapter luniversité aux exigences du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-es de lemploi : la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité. La LRU implique aussi la précarisation des statuts des enseignants et personnels, et la transformation des présidents duniversité en véritables managers.

Nous refusons la logique dautonomie financière, qui implique le désengagement financier de lÉtat, et donc laugmentation à terme des frais dinscription. Nous refusons également linstauration dune pré-sélection à lentrée de luniversité, qui remet en cause laccès de tous à luniversité.

La ministre Pécresse a récemment annoncé le déblocage de moyens pour les étudiants en 1er cycle (réorientation, tutorat), ainsi que la suppression des cautions pour le logement... en échange dun « retour au calme » sur les campus. Cela prouve que le gouvernement voit bien quil y a un problème dans les universités, et quil a peur du mouvement étudiant. Mais ces annonces ne répondent pas au problème central : la LRU, et les dangers quelle nous promet. Cest pourquoi nous demandons au bureau national de lUnef de prendre clairement position pour labrogation de la loi Pécresse, et de cesser toute négociation jusquau retrait de cette loi.

La LRU nest ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Depuis le début de la lutte, cest la position de toutes les assemblées générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des étudiant-es mobilisé-es.

Si nous nous battons pour labrogation de la LRU, cest parce que nous nous battons pour le droit à léducation pour tous, et contre la destruction du service public. Étudiants et lycéens, avec la LRU et les 11 500 suppressions de postes dans lÉducation, cest notre avenir qui est menacé. Exiger labrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de lenseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour légalité entre Français-es et étranger-es dans laccès aux études. Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides sociales, et dêtre solidaires des salarié-es qui luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir dachat.

Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique... Sarkozy a beau dire quil ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré quil existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail. Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa politique était possible.

En effet, la LRU nest pas une loi isolée mais fait partie dun contexte de casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la société et de léconomie française, ce que nous condamnons.

Pour cela, la coordination nationale appelle les étudiant-es à approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à renforcer les liens entre personnels, enseignants et étudiants. Les lycéens doivent se mobiliser encore plus massivement. Et lycéens et étudiants doivent chercher la convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de lÉducation nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.

La plupart des présidents duniversité étant en faveur de la LRU, ils nhésitent pas à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures administratives, les interventions policières... ne répondent pas à de prétendus « problèmes de sécurité » : elles visent à nous empêcher de nous mobiliser, cest-à-dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions policières et les arrestations. Nous exigeons lamnistie de tous les inculpés des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot. Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces de police qui occupent actuellement des universités.

Nous réclamons la démission des présidents duniversités ayant fait appel à la répression et collaboré à lexpulsion de sans-papiers.

Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-es, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocages votés dans des assemblées générales massives, les étudiants ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par lintermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité des assemblées générales pour décider des suites du mouvement : cest dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-es peuvent voter en connaissance de cause. C’est aux grévistes dorganiser eux-mêmes la prise de décision et non aux présidences duniversité, qui pour la plupart soutiennent la réforme.

Nous appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations universitaires.

Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement les universités.

Leur projet est de détruire lensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, cest ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement densemble des jeunes et des salariés pour riposter à loffensive du gouvernement.

Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce qui implique un réengagement massif de lÉtat dans le financements de lenseignement supérieur et la recherche, la titularisation des précaires, laugmentation des salaires et du point dindice dans la fonction publique....

Nous reprenons lappel de la coordination de Tours à la journée de mobilisation mardi 27 novembre.

Nous appelons à faire du jeudi 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens.

Nous appelons à une journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le lundi 3 décembre.

Nous proposons une prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le mardi 4 décembre.

Nous rejoindrons toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le nôtre.

Nous appelons tous les jeunes et les salarié-es à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions interprofessionnelles dans toutes les villes.

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Lundi 26 novembre 2007
img115.jpg Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l¹Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.

En 2005, une commission de cinq «rédacteurs» avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l¹avait empêché. Au forcing, l¹UMP a glissé dans la loi «sur le développement de l¹actionnariat salarié», publiée le 30 décembre 2006, un «cavalier parlementaire», l¹article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a  annoncé qu¹ils allaient le passer avant la présidentielle.

Tous les syndicats ont protesté : «Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !» Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l¹ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l¹opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s¹applique, l¹ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n¹entrerait, semble-t-il, mais c¹est contesté, en vigueur qu¹à ce moment-là.

Sur le fond, ils n¹ont rien simplifié, ils ont complexifié : «Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets», a reconnu Christian Redé, l¹un des cinq rédacteurs du «comité d¹experts».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l¹avenir
Š sans repasser par le Parlement. Ils font s¹écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d¹hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec «les obligations des travailleurs» faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés ­ ce qui est un recul décisif d¹un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d¹autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l¹éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l¹égard du marchandage du prêt de main-d¹¦uvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l¹inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d¹information de l¹employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud¹hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie «salaires».

L¹apprentissage a été chassé de la partie «contrat de travail» pour être renvoyé à la formation professionnelle. 
Le droit de grève a été introduit dans la partie «négociation collective» alors que c¹est un droit constitutionnel non négociable. 

L¹inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l¹Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie «administration du travail».

Tous les professionnels ­ syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats,  magistrats ­ signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d¹Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l¹Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n¹est pas un classique débat parlementaire, il s¹agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

Le code du travail, c¹est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C¹est la base de l¹Etat de droit dans l¹entreprise. C¹est le seul droit qui protège ­ trop fragilement ­ et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C¹est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l¹impact des luttes sociales et politiques.
 

Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l¹histoire des mouvements sociaux de notre pays. C¹est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. 

Ce qui est effrayant, c¹est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d¹explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c¹est «trop compliqué» pour «intéresser les gens» alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu¹ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.
Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Samedi 24 novembre 2007
Suspension1-copie-1.jpg
Depuis plusieurs semaines une dynamique unitaire intégrant la quasi-totalité des fédérations a permis un formidable mouvement de grève à la SNCF. Seule la FGAAC s’est mise d’emblée en dehors du mouvement : en récompense, la direction lui a réservé l’exclusivité des annonces préparées pour répondre à la menace de grève.

 

Ces miettes n’ont pas fait illusion : le 14 novembre une grève très forte démarrait
 

La situation est devenu plus difficile à compter de mardi 20, lorsque la CGT a commencé à appeler à la reprise du travail dans plusieurs sites, rompant l’unité avec SUD-Rail et FO pour la faire avec seulement UNSA/CFTC/CGC

Mercredi, avant même le début des discussions avec le gouvernement et la direction, « des signes de reprise » étaient donnés, conformément au diktat ministériel. Ensuite, inexorablement les reprises des uns ont permis d’obtenir les reprises des autres puisque « le chiffre de grévistes baisse ».

 

Pour autant de très nombreux militants et collectifs CGT ont préféré poursuivre la lutte, s’en tenant au même constat que celui fait par les fédérations SUD-Rail et FO : Nous avons décidé ensemble d’entrer dans un mouvement que nous savions probablement long, car nous ne voulions pas céder sur l’allongement de la durée de cotisations, les décotes, la désindexation, le double statut.

 

C’est ce qu’ont confirmées de nombreuses Assemblées Générales, jeudi encore.

 

Les fédérations syndicales sont invitées à 11 réunions d’ici le 18 décembre. SUD-Rail sera présent : les revendications des grévistes seront défendues, les cheminots seront informés des propositions du couple gouvernement/direction.

 

Les grévistes savent que nous pouvions obtenir beaucoup si l’unité était maintenue :

è   pour les cheminots,

è   pour l’ensemble des salariés des régimes spéciaux,

è   pour tous les salariés de ce pays, dorénavant directement sous la menace du passage à 41 années de cotisation en 2008, puis 42, etc.

L’unité rompue, la situation est bien plus difficile !

 

SUD-Rail apporte son soutien à tous les cheminots en grève.

Par Syndicat SUD-RAIL de LILLE
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Jeudi 22 novembre 2007
Par philippe floury
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Jeudi 22 novembre 2007

 

19000 manifestants dans la rue !
 
Par philippe floury
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Jeudi 22 novembre 2007

 

 Hier, mercredi 21 novembre au siège de la SNCF, la direction et le gouvernement condescendent à recevoir les organisations syndicales. 

Le décor :

A l’extérieur : forces de l’ordre très nombreuses, harnachées comme en prévision d'une guerre bloquant la circulation rue Mouchotte face à des cheminots grévistes très calmes,

 

A l’intérieur : la direction de l’entreprise, des représentants du gouvernement qui semblent peu concernés, des délégations syndicales dont 2 représentants des assemblées générales dans la délégation SUD-Rail.


SUD-Rail avec d’autres organisations syndicales, en dehors de la CFDT et de la FGAAC ont rappelé les revendications  portées par les cheminots et exprimées au cours des Assemblées Générales :

A savoir le refus du cadrage de la « contre réforme » du gouvernement.

 

Les réponses des représentants du gouvernement :

-          Maintien des 37 annuités et demie : RIEN !

-          Refus de la mise en place des décotes : RIEN !

-          Refus de la désindexation des pensions par rapport aux salaires : RIEN !

-          Refus de la mise en place d’un double statut qui pénaliserait les jeunes et futurs cheminots : confirmation des suppressions des bonifications pour les futurs embauchés !

 

Les représentants du gouvernement se sont contentés de dire « qu’il serait possible (au cours des réunions) d’évoquer les principes d’harmonisations ». Ils ne précisent ni dans quel cadre, ni si quelque chose est négociable….

 

 

DEPUIS PLUS DE DEUX MOIS, SUD-RAIL « EVOQUE » AVEC FORCE LE REFUS DE CETTE REMISE EN CAUSE DU CONTRAT DE TRAVAIL DES CHEMINOTS.

 

La direction ne fait, elle,  que confirmer les sujets qu’elle souhaite aborder lors de diverses réunions: (5 tables rondes précédées de 5 groupes de travails techniques + 1 table ronde conclusive), où seront abordés :

 

       Mesures salariales

       Niveau des pensions et complément de retraite

       Adaptation du régime spécial

       Avantages familiaux

       Aménagement des postes en fin de carrière

 

Comme les représentants de l’état, La direction SNCF confirme l’arrêt des bonifications pour les agents embauchés à partir de janvier 2009, imposant ainsi la mise en place d’un double statut.

 

En dehors de la confirmation de cette régression sociale, la direction se contente de proposer un calendrier pour parler des éléments de la contre-réforme que Bertrand a déclaré « négociables » dans son document d’orientation du 10 octobre !

 

Depuis le début de notre mouvement, les cheminots réunis en assemblées générales  veulent qu’on discute de leurs revendications.

 

La question de la reprise du travail est posée par des organisations syndicales et la proposition de refaire grève plus tard est avancée. A SUD-Rail nous posons la question de la poursuite de la lutte pour gagner sur les revendications et obtenir le rejet de la contre-réforme de Sarkozy.

 

Il est bien évident que se seront les AG qui décideront des suites à donner à l’action. Et c’est toute l’importance que chacun s’exprime et que se crée le débat. 


 Les cheminots après avoir pris connaissance de toutes les informations disponibles doivent mesurer l’écart entre les revendications portées par les Assemblées Générales et les « annonces » de cette journée de réunion.

 

Nous pensons que les cheminots doivent peser de tout leur poids pour que la phrase alambiquée (« qu’il serait possible  d’évoquer les principes d’harmonisations ») soit l’objet d’une véritable réponse de la part du gouvernement.

 

Personne n’est dupe : les propositions de la direction ne masquent pas les pertes que subiraient  les cheminots et les générations futurs avec cette contre-réforme :

 

SUD-Rail appelle à la poursuite de la grève, et les cheminots à rester mobilisés, la direction doit revoir sa copie avant la prochaine réunion prévue le 23 novembre.

 

Par philippe floury
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Mercredi 21 novembre 2007

Objet: [ATTAC-LOCAL]

Anti-grévistes, vos gueules !



La grève des transports pour la défense des retraites donne l’occasion à la droite de vomir sa bile haineuse. Micros et caméras pataugent dans la fange des inepties des anti-grévistes. Il faut répondre aux pires de ces délires.

"C’est une prise d’otages !" . Non. Une prise d’otage, c’est si on t’enferme dans une cave, menotté au mur, cagoulé, et que régulièrement on vient te foutre un pistolet sur la nuque en te menaçant de te buter parce que ta famille ne paye pas. C’est ça, une prise d’otage. Là, il s’agit simplement d’une grève.

"On nous empêche de travailler !"
. Non. Il n’y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n’est empêché de travailler. Simplement il faut nous démerder tous seuls pour nous déplacer, sans les cheminot-e-s et les traminot-e-s. Au passage, la situation illustre l’absurdité totale de l’aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l’est de Paris et à placer leurs entreprises à l’ouest. Si habitation et travail étaient plus harmonieusement organisés, les transports ne poseraient pas tant de problème.

"Supprimer les régimes spéciaux, c’est une question d’équité"
. Non. C’est une question de dumping social. L’équité, ce n’est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu’on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. Et l’équité n’est pas non plus à géométrie variable. Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l’équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents ?! Voilà pour le coup qui est bien inéquitable ! Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen !

"La mondialisation oblige à supprimer les régimes spéciaux"
. Non. Ceux et celles qui pensent ça sont donc prêt-e-s immédiatement à toucher un salaire chinois ou indien, puisqu’"avec la mondialisation on n’a pas le choix" ? Bonne nouvelle pour leurs collègues qui vont pouvoir se partager la différence ! La mondialisation n’est qu’un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques.

"Avec l’allongement de la vie, il faut bien travailler plus longtemps"
. Non. La productivité augmente plus vite que l’espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l’espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire.

"C’était une promesse de campagne, être contre est anti-démocratique"
. Non. La démocratie, ce n’est pas tout est à prendre ou à laisser. La démocratie, c’est l’élaboration collective du fonctionnement de la société. Il n’y a pas de débat sur cette question, mais un passage en force du fait d’une lubie d’un seul homme. La démocratie, ce n’est pas un chèque en blan

PLAN-B.JPG "L’opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent"
. Non. Un sondage n’a jamais rien prouvé. Tout dépend de la manière dont on pose la question. Demandons si vous pensez normal de travailler plus pour gagner moins. 99% de Non ! Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy.

Alors les anti-grévistes, vos gueules ! Arrêtez vos arguments de pilier de comptoir sans logique. Faites-vous greffer des neurones ! Et soutenez plutôt ceux et celles qui sont en train de se battre pour le droit à la retraite de tous et toutes.

Car il faut être soit complètement stupide, soit totalement malhonnête pour imaginer que le gouvernement Sarkozy s’arrêtera aux régimes spéciaux. C’est l’ensemble du régime de retraite par répartition qu’il veut détruire pour faire plaisir aux actionnaires des assurances privées. Dès qu’il en aura fini avec les régimes spéciaux, c’est le régime général qui passera à la moulinette de l’allongement de la durée de cotisation (encore !) et de la réduction des pensions (encore et toujours !). Alors bien sûr que c’est chiant, crevant, exaspérant de devoir se débrouiller sans les transports en commun pour se déplacer. Mais les responsables, ce sont les saboteurs des retraites : Sarkozy, Fillon et Bertrand.

Par philippe floury
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