Mercredi 21 novembre 2007

Lille, le 21 novembre

 

SUD-RAIL se félicite que la Manif d’hier qui devait être une manifestation de  Fonction Publique se soit transformée en lieu de convergences des luttes où la question des retraites a été reprise par de nombreux secteurs et plus particulièrement par les étudiants qui viennent d’intégrer dans leur plate-forme revendicative nationale la question des 37,5 ans, preuve que la jeunesse et on n’en doutait pas est lucide sur les enjeux posés par l’allongement de la durée de cotisation.

Aujourd’hui nos fédérations se retrouvent autour de la table avec le Gouvernement avec la ferme intention, pour notre fédération, d’obtenir une modification du cadrage de la réforme.

 

Un compte-rendu sera fait à la sortie de la table ronde aux équipes militante et demain lors des assemblées générales aux cheminots.

 


Pour ce qui concerne les actes de malveillance dénoncés par la direction, il est évident que non seulement SUD-RAIL n'a rien à gagner dans la réalisation de ce genre d’actes, mais que nous n'écartons pas non plus l’hypothèse de tentatives de discrédit du conflit par le pouvoir en place, notamment après les annonces du président et le comportement hier à Lille des  forces de l’ordre qui non seulement n’ont pas assuré la sécurité de la manifestation, mais au contraire ont essayé de créer des tensions entre les manifestants et le reste de la population en envoyant 2 camions à contresens de la manifestation. 


 

 

Par philippe floury
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Mercredi 21 novembre 2007
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Au 8ème jour de grève, la réunion qui se tient à 15H00 s’ouvrira avec plusieurs milliers de cheminots en grève ce jour et des forces de l’ordre très mobilisées aux alentours du siège de la SNCF.

 

La Fédération SUD-Rail se rend à cette réunion avec les revendications qu’elle porte depuis plus de 2 mois maintenant, à savoir le refus de la contre-réforme.

 

Revendications confirmées et votées dans la très grande majorité  des Assemblées Générales :

 

- Maintien des 37,5 annuités

- Pas de décote

- Indexation des pensions sur les salaires

- Pas de double statut

- Maintien des bonifications dues à la spécificité des métiers.

 

La Fédération SUD-Rail soutient très fortement les cheminots en grève qui dans la très grande majorité des Assemblées Générales ont décidés la poursuite du mouvement.

 

La Fédération SUD-Rail regrette la position prise, dans un certain nombre d’AG, par la CGT qui appelle à la suspension du mouvement.

 

Les cheminots en grève attendent qu’il sorte autre chose qu’un calendrier lors de la réunion qui se tient à 15H00 ce jour.

 

 

Par philippe floury
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Lundi 19 novembre 2007

37,5  POUR TOUS PUBLIC/PRIVÉ

C’EST POSSIBLE ÉCONOMIQUEMENT

C’EST INDISPENSABLE SOCIALEMENT

 

g Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont lancé une offensive, tous azimuts contre les droits des salariés, contre les chômeurs, les précaires g Des chantiers de casse sociale sont ouverts sur tous les fronts : retraites, assurance-maladie, temps de travail, emploi, salaires, contrat de travail, conditions de licenciement g La volonté du Président est de frapper vite et fort en espérant paralyser les salariés et en essayant de les diviser  g Il est temps de réagir tous ensemble !

 

 

LES CHEMINOTS MONTRENT LA VOIE !

 

Ils ont engagé depuis le 18 octobre une  grève reconductible contre l’allongement de la durée de carrière et pour refuser la baisse des pensions. Ils refusent de travailler plus pour gagner moins !

 

Au lieu d’un alignement vers le bas, nous voulons une convergence par le haut. S'il est vrai qu’il y a moins d'actifs pour plus de retraités,  la productivité, c'est-à-dire la richesse produite par  chaque actif s'est suffisamment accrue pour assurer des retraites correctes à tous les salariés sans allonger la durée de travail.


Notre conception de l’équité, c’est celle d’une autre répartition des richesses !

 

g C’est celle d’un partage des gains de productivité pour augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail !

 

g C’est celle d’un système de protection sociale garantissant à tous le droit à la santé, le droit à des revenus de remplacement en cas de chômage ou de maladie, le droit à une retraite décente…


 

 

C’est de la convergence des actions du privé, du public et de la jeunesse, d’un tous ensemble dans la lutte qu’a besoin le monde du travail pour faire échec à la régression sociale.

 

 

Aux cotés des Cheminots et des étudiants :
En grève et dans la rue le 20 novembre !

 

SUD Collectivités Territoriales, SUD Rail, SUD Transpole, SUD Santé Sociaux, SUD Protection Sociale, SUD éducation, SUD FPA, SNJ, SNABF Solidaires, SUD PTT, SUD VPC, SUD Travail-Affaires sociales, SUD ANPE, SNUI, SOLIDAIRES Douanes, SNUCCRF, SUD Trésor, Solidaires SUD Retraités, SUD Recherche EPST, Union Interprofessionnelle des Retraités Solidaires, SUD Banques, SUD Energie, SUD Etudiant-e-s, SUD Caisse d'épargne, SUD Photographie, SUD Transports COOL JET et MGF, SGAD Esterra., SUD TADAO, Union Syndicale SolidairesTransports, SUD Chimie, SUD Renault MCA, SUD Renault Douai, SUPPer, SUD Autoroute, SUD AISE, SUD Rural,

 

Par philippe floury
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Dimanche 18 novembre 2007
1354779590.gif Depuis le 14 novembre la grève contre la réforme des retraites s'enracine. Sur le terrain, les assemblées générales rassemblent de plus en plus de monde. Ce mouvement a bien la légitimité de la majorité des cheminots qui ont fait grève à 75% le 18 octobre.

Comme le dit la presse : « la base se rebiffe » et veut décider de la conduite de la grève. Partout, les cheminots refusent le passage aux 40 ans, la décote et l'indexation des pensions sur les prix, la fin des bonifications et l'instauration de plusieurs statuts de salariés dans l'entreprise.

Pour SUD-Rail, les cheminots qui ne sont plus dans le mouvement peuvent le rejoindre lors de la journée d'action de la fonction publique du mardi 20 novembre.



C'est le ras le bol contre le mépris de ceux qui nous dirigent
Depuis des mois, Sarkozy ne cesse de dire que nous sommes des privilégiés alors qu'il vient d'augmenter son salaire de 206%! De leur coté, les députés bénéficient toujours d'un régime de retraite très avantageux. Les cheminots en grève, mais aussi de plus en plus de salariés du public et du privé, comprennent que la France est un pays riche et que pour payer les retraites et augmenter les salaires, il faudrait tout simplement répartir un peu mieux les richesses produites. En 20 ans, sur 100 euros de richesse produite la part qui revient aux entreprises est passée de 60€ à 70€. Cela représente plus de 160 milliards d'€ par an. Selon le COR (Conseil d'Orientation des retraites), il suffirait de 7 à 8 milliards d'euros supplémentaires par an pour revenir aux 37,5 ans dans le privé.

Bertrand et Fillon alignent les provocations
La lettre aux syndicats de X Bertrand sur "la méthode" était une vraie provocation. Il n'y avait ni proposition concrète ni remise en cause du cadrage. Fillon dit qu'il n'y aura pas de négociation tant que la grève se poursuit. Concrètement, cela revient à reprendre le travail sans avoir rien obtenu ! Les cheminots disent massivement non !

Pépy et Idrac font aussi de la provocation !
Ils sont fiers d'annoncer que la SNCF va réaliser un bénéfice record cette année, entre 600 et 700 millions d'euros, mais que cet argent va servir, entre autre, à acheter des entreprises à l'étranger. C'est la même stratégie que celle d'EDF et France Télécom, et qui avait failli les conduire à la faillite !
Pépy annonce qu'avec la fin des régimes spéciaux, la SNCF économiserait, à terme, 500 millions d'euros par an de cotisation. Il veut bien en restituer aux cheminots quelques dizaines mais l'essentiel serait gardé pour faire baisser les coûts salariaux face à l'arrivée de la concurrence. Pour SUD Rail, ces 500 millions de cotisations sont du salaire différé, ils appartiennent aux cheminots! C'est à eux de décider de leur utilisation.


Le 20 novembre, faire converger les luttes

Les enseignants et la fonction publique seront en grève le 20 nov pour les salaires et contre les suppressions de postes. Les étudiants et aussi des salariés du privé seront présents. Sarkozy veut faire plier les cheminots pour ensuite faire passer tout le monde à 41, 42 ans, ...45 ans, afin de faire encore plus baisser le niveau des pensions. Mais c'est aussi des projets de fin du contrat de travail à durée indéterminée qui se profilent, une loi qui faciliterait les licenciements, les franchises médicales, ...Bref, c'est l'ensemble des salariés du public et du privé qui est concerné par l'issue du conflit sur les retraites. C'est une raison supplémentaire de se battre tous ensemble pour gagner.


Manifestation le mardi 20 Novembre
RDV à 14H00 PORTE DE PARIS à LILLE
Par philippe floury
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Dimanche 18 novembre 2007
Dans la circulaire juridique n°9 de la FD juin+juillet 2007, est inséré le "manuel pratique du droit de grève" édité par la DRH SNCF en date du 1er mars 2007, donc utilisé par tous les chef de pôle RH des établissements.

Sur le préavis qui court actuellement depuis mercredi 14, un agent qui par exemple n'était pas dans le conflit mercredi et jeudi (au boulot) pouvait entrer vendredi ; ça c'est l'arrêt du conseil d'état du 29 décembre 2006

A l'inverse, un agent était gréviste le 14, a travaillé les 15 et 16, et entre a nouveau dans le conflit le 17, est-ce légal ?

A la page 3 du document de la direction, elle considère que ce n'est pas possible sur le même préavis. Or, il y a le préavis national CFDT+ celui communs des autres FD dont SUD+ le préavis régional illimité deposé en septembre par le syndicat SUD-RAIL de Lille

En conclusion, les cheminots qui ont repris le travail à un moment ou un autre peuvent se raccrocher à un autre préavis et recommencer la grève.


Bonne lutte !
Par philippe floury
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Samedi 17 novembre 2007
SNCF : La lutte s'intensifie.


Après 3 jours de grève, les cheminotes et les cheminots en lutte intensifient le mouvement.

La direction de l'entreprise persiste dans son attitude de provocation : diffusion de rumeurs concernant des "actes de malveillance", affichage de trains fantômes au départ des gares, ...
Nouvelle escalade ce matin à 8h00 au départ du TGV Lille-Flandres / Paris Nord, où le cadre envoyé pour remplacer l'agent de train en grève n'était porteur d'aucun des documents de sécurité nécessaires à la protection des personnes transportées.

En agissant de la sorte la direction aiguise le mécontentement des usagers et met clairement leur sécurité en danger.

C'est donc en partie pour alerter les usagers que les grévistes ont bloqué ce TGV pendant 30'.

Direction et gouvernement jettent de l'huile sur le feu.

La détermination des cheminots en lutte est inaltérable et l'extrême difficulté que la direction éprouve à faire circuler la poignée de trains qu'elle a prévu en est la preuve.

Il est clair aujourd'hui que le mouvement s'amplifie et les chiffres de grévistes donnés par la direction sont loin de refléter la réalité.

SUD-Rail appelle d'ores et déjà toutes les cheminotes et tous les cheminots en lutte à durcir le mouvement et à se joindre massivement aux manifestations du mardi 20 novembre.


Lille, le 17 novembre 2007 à 10h30
Par philippe floury
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Samedi 17 novembre 2007
Grèves solidaires
Signatures à envoyer à solidarite-greve@club. fr


Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le « Non » de 2005 au Traité constitutionnel européen, le mouvement contre le CPE de 2006 ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l'a emporté partout en Europe. Aujourd'hui, Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S'ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale.

Ils engagent pour cela une bataille d'opinion visant à diviser et opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l'assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis. C'est pourquoi l'offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits « spéciaux » présentés comme un privilège contraire à l'égalité, mais elle se poursuivra par l'augmentation pour toutes et tous de l'âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l'autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d'accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d'autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l'arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d'universités imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l'égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l'enseignement supérieur public, d'augmentation des droits d'inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l'étude et l'espace public d'éducation.

Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.

C'est pourquoi, non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d'ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la Fonction publique et au-delà.
Par philippe floury
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Jeudi 15 novembre 2007

Le résultats des Assemblées générales tenues dans la journée

Lille le 15 novembre 2007 à 14 h 00.

Journée du 15
Exécutions : 68,20%
Maîtrises: 33,30%
Cadres: 71,90%

1347066572.jpg Assemblées Générales

Lille reconduit à l'unanimité
Dunkerque reconduit à 95%
Valenciennes reconduit à 95%
EIMM Hel reconduit à l'unanimité
Cambrai reconduit à l'unanimité
Douai reconduit à 99%
Arras recoduit à 90%
Délivrance reconduit à 95%
Aulnoye reconduit à 95%
Béthune reconduit à l'unanimité
Calais reconduit à 95%
Boulogne reconduit à l'unanimité
Somain reconduit à 90%
Lens reconduit à l'unanimité

ces Assemblées Générales ont permises à plus de 1500 cheminots de s'exprimer.

Les initiatives :

Le 15 AG inter lutte à 18 cité scientifique Lille 1

La commission inter-luttes des AG des universités de Lille I et Lille III appelle tous les individus et organisations en lutte à participer à l'Assemblée Générale interprofessionnelle du
jeudi 15 novembre 2OO7 à 18h à Lille I, bâtiment M1, amphi Archimède (métro cité scientifique).

Le but de cette AG sera de faire un bilan sur la situation des différents secteurs en lutte et de commencer à dégager des revendications communes à tous dans un objectif de convergence des luttes. Nous subissons tous la même logique de casse des acquis sociaux et de restriction de nos droits les plus fondamentaux. C'est pourquoi il nous semble nécessaire de nous concerter afin d'organiser notre lutte.


le 16, Rendez vous à 7 h au syndicat SUD-RAIL pour diffusion un tract d'appel à l'élargissement de l'action. [/s]

Par philippe floury
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Lundi 12 novembre 2007
CENTRALE GENERALE DES SERVICES PUBLICS CGSP

CHEMINOTS, LA SOLIDARITE EST UNE FORCE PRIMORDIALE

Les gouvernement, se sont fixés pour but la démolition de nos droits et acquis.
Leur objectif c'est de reprendre tout ce qui a été acquis par nos parents, nos grands parents et de mettre fin au système par répartition !

En Belgique comme en France il s'agit de retarder l'âge du départ à la retraite pour que tous les salariés dès demain, cotisent 41, 42 et pourquoi pas 45 ans selon les désirs des libéraux, pour avoir une retraite qui nous permette de vivre ou plutôt de survivre.

Pour nous, cheminots, c'est une remise en cause sans précédent de tout ce qui fait notre spécificité.

Ce qui se trame sur le dos des cheminots Français ou Belges, en essayant au passage de nous opposer la population du secteur privé, c'est aussi l'avenir des salariés de demain, du public comme du privé ! Si nos régimes de retraite sont remis en cause, c'est le principe même de la péréquation des pensions qui disparaîtra !

Pour nous cheminots belges nous seront solidaires avec les cheminots français qui subissent des attaques purement dogmatiques de la part de leur gouvernement.

Et, nous avons rappelé que la CGSP n'hésiterait pas un instant à s'associer à l'action syndicale en question si la SNCB avait, d'une manière ou d'une autre, l'intention de casser la grève de nos amis Français en détachant des conducteurs Belges afin d'assurer des liaisons internationales.

Ce sont nos luttes qui ont construit nos droits, nous résigner les détruirait.

Non il ne faut pas travailler plus longtemps


la société est beaucoup plus riche en 2007 qu'un 1945, année de la mise en place des 37.5 ans de cotisations dans un pays dévasté par la guerre !

Il suffit simplement d'augmenter les cotisations patronales de 0,2% par an pour pérenniser nos systèmes de retraites. Aujourd'hui les retraités voyagent, participent à la vie associative, ...veut-on les voir, demain, au travail à 70 ans ? Est-ce cela le progrès social ?

Oui à l'équité par le haut, pour les salariés de tous les pays

Nous sommes tous concernés, car lorsque tous nos acquis nous auront été volés, dans quelle société vivrons nous ?


Tous ensemble nous devons rester solidaires et refuser que les jeunes, les moins jeunes de tous les secteurs, soient amenés à cohabiter dans des entreprises où les acquis et les droits disparaîtraient pour ceux qui arrivent sur le marché du travail.

Refusons que le fossé ce creuse chaque jour un peu plus entre jeunes et moins jeunes entre salariés du privé et du public et unissons nous pour gagner de nouveaux acquis et donner des réponses à ceux qui galèrent en matière de pouvoir d'achat, de protection sociale, de logement et de retraite.

Il nous disent qu'il n'y a pas d'argent pour les retraites et les salaires mais en quelques jours sont votés dans nos pays respectifs, des dizaines de milliards d'€ de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, les budgets 2007 prévoient des milliards d'€ d'allègement de cotisations pour les entreprises. On annonce près de 100 Milliards d'euros de bénéfices pour les entreprises du CAC 40.

Dès le 13 novembre à 20 h 00
Les cheminots Français seront en grève
Les cheminots Belges les appuieront
Par philippe floury
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Lundi 12 novembre 2007
LES MAITRISES ET CADRES DE LA SNCF SONT DES AGENTS RESPONSABLES, CAPABLES DE SE DETERMINER EN LEUR AME ET CONSCIENCE SANS « L'AIDE DE LA DIRECTION »


Au travers des mesures prises par le gouvernement depuis les dernières élections (paquet fiscal, autonomie des universités, franchises médicales, remises en cause des régimes spéciaux, ...) et celles qui sont encore à venir ( passage à 41, 42, ...années de cotisations pour le public et le privé, la TVA sociale, ...), nous voyons très clairement se dessiner la volonté délibérée de casser les acquis sociaux des salariés et un projet de société ou se mêlent la casse des collectifs de travail et l'individualisation du citoyen désormais réduit au seul rôle de consommateur avec un unique objectif : Accroître les inégalités en répartissant toujours plus les richesses au profit du « capital »
et au détriment du « travail ».

Aujourd'hui, nous le savons tous, l'attaque est globale et la politique menée par le gouvernement ne laisse planer aucune ambiguïté sur ses intentions de remettre en cause notre protection sociale et le principe de Solidarité qui la fonde depuis sa création, par le conseil national de la résistance.

Et face à cela, nous sommes tous convaincus que l'action est nécessaire et que seul un mouvement fort, unitaire, interprofessionnel et reconductible peut nous permettre d'obliger ce gouvernement à mettre sur la table la question du financement de la protection sociale et de discuter d'une autre répartition de la richesse.

Pour autant il ne suffit pas de le dire, ni même simplement de le vouloir.

Nous le savons tous : ce type d'action ne se décrète pas, cela se construit pas à pas et nécessite que chacun d'entre nous s'implique en suivant sa conviction profonde de défendre une cause légitime ; celle de lutter pour plus de justice sociale.

En cela, de nombreux maîtrises et cadres, à tous les niveaux de l'entreprise ont pris leur responsabilité et se sont fortement mobilisés le 18 octobre.

Pourtant aujourd'hui, face à la perspective d'un mouvement social d'ampleur, l'entreprise par la voix de sa présidente et du COMEX tente de reporter la responsabilité de cette situation sur les cheminots grévistes et joue la carte de la culpabilisation et de l'intimidation envers son encadrement.

Cette posture est d'autant plus inacceptable qu'elle bafoue les droits les plus élémentaires du citoyen que nous sommes. Face au diktat que tente d'imposer la direction de l'entreprise, chacun d'entre nous doit pouvoir garder son libre-arbitre.

SUD-RAIL appelle les Maîtrises et Cadres de la SNCF à participer massivement à l'action de grève reconductible à compter du 13 novembre 2007 à 20h00, pour faire reculer ce gouvernement sur son projet de réforme des retraites, mais également pour dire NON à toutes formes de pression de la direction de la SNCF et du pouvoir en place.

Syndicat de Lille, le 11 novembre 2007
Par philippe floury
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