Vendredi 9 novembre 2007
Après le jugement de la Cour européenne des droits de l'homme
La fédération SUD-Rail et la fédération des usagers (FUT-SP)
RÉCLAMENT UNE TABLE RONDE
ETAT – ENTREPRISES DE TRANSPORT – SYNDICATS – USAGERS.
Alors que la SNCF n'avait cessé de prendre de lourdes sanctions contre les cheminots qui, par
exemple, pratiquaient la « grève de la pince » (refus de contrôler les billets), la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé en juillet dernier que la « grève de la gratuité » est licite.

Les salariés des entreprises de transport françaises devraient donc maintenant pouvoir pratiquer cette forme de grève qui permet aux usagers de circuler sans payer.

On comprend bien pourquoi la direction SNCF est hostile à cette forme de grève qui serait au contraire particulièrement bien accueillie par les usagers. Elle redoute en effet que se développent ainsi les convergences entre usagers et cheminots qui veulent défendre le service public ferroviaire contre les dérives qui font de la SNCF une entreprise commerciale privilégiant la clientèle d'affaire des TGV aux dépens des usagers des trains de banlieue et des trains régionaux.
SUD-Rail et le FUT-SP estiment au contraire que le jugement de la CEDH crée une situation nouvelle. La France doit suivre cette jurisprudence.

C'est pourquoi la FUTSP et SUD-Rail demandent que le Ministère des transports organise une table ronde Etat-entreprises de transport – syndicats – usagers, afin d'étudier les modalités d'application à notre pays de la reconnaissance par la CEDH du droit à la « grève de la gratuité ».
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 8 novembre 2007
La RATP rejoint les cheminots et l'énergie pour la grève


Les syndicats CGT et Sud de la RATP, qui disent représentent à eux deux plus de la moitié des salariés de l'entreprise, ont déposé un préavis de grève reconductible pour mercredi contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Ils espèrent obtenir très vite le soutien de FO et de l'UNSA, encore hésitants. La CFDT, la CFTC et la CGC ne se prononcent pas encore car la direction de la RATP a avancé jeudi matin de nouvelles propositions.

Ce mot d'ordre de grève vient s'ajouter à ceux lancés par sept syndicats de cheminots sur huit, à partir de mardi prochain à 20h00 et pour mercredi par la CFDT et FO dans le secteur de l'énergie, notamment EDF et GDF, où ils sont majoritaires.



Le mouvement sera suivi le 20 novembre d'une grève des fonctionnaires sur la question du pouvoir d'achat et d'une grève du monde judiciaire le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

La première grève "d'avertissement" du 18 octobre a été très suivie, notamment dans les transports, où près de trois quarts des salariés avaient cessé le travail.

Pour ce nouveau mouvement, la CGT et Sud RATP ont déposé un préavis reconductible par périodes de 24 heures à partir de mardi, pour les bus et les métros de Paris. Pour la maintenance des traminots, trois jours de grève sont prévus du 14 au 16, avec nouvelle décision ensuite, de même que chez les cadres de la RATP.

Selon FO, la RATP tente une dernière négociation pour éviter le conflit et propose la mise en place d'un régime de retraite complémentaire, des mesures pour améliorer les fins de carrière et la mise en place d'un nouveau statut pour les personnels qui entreront dans l'entreprise à partir du 1er janvier 2009.

Une réunion était prévue dans la soirée entre les syndicats minoritaires et la direction sur ces sujets.

PARALYSIE DU PAYS ?

L'ensemble des grèves est largement susceptible de paralyser le pays pour une période indéterminée et pourrait s'accompagner d'actions "coup de poing", affirment les syndicats.
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 2 novembre 2007
La CFDT doit confirmer son appel en début de semaine. La seule fédération à ne pas se joindre à cet appel est la FGAAC qui préfère poursuivre les « négociations » , alors qu'elle n'a rien obtenu de plus que ce qui l'était déjà dans le document d'orientation du gouvernement, alors qu'elle a accepté l'obligation pour les agents de conduite de travailler 5 ans de plus pour prétendre à une retraite ... plus basse qu'aujourd'hui.

Cela étant, pour SUD-Rail les portes ne sont pas fermées : la fédération FGAAC a encore une dizaine de jours pour tirer le bilan de cette pratique et rejoindre les autres fédérations et la majorité des cheminots-e-s dans leur ensemble, des agents de conduite en particulier.
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 octobre 2007
1308547484.jpg APPEL UNITAIRE DES ORGANISATIONS
à propos du nouveau Traité européen


En 2005, les citoyennes et les citoyens de notre pays et des Pays-Bas ont refusé la « constitution » européenne que les chefs d'Etat de gouvernement avaient adoptée. Dans plusieurs pays, elle n'a jamais été ratifiée. Fin juin 2007, les chefs d'Etat et de gouvernement ont lancé une procédure éclair pour un nouveau traité européen, sans débat populaire, sans referendum.

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, ce n'est pas un « mini-traité ». Sous un autre nom et une autre forme, il reprend l'essentiel de la « constitution » rejetée.

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, « le respect de l'économie ouverte de marché où la concurrence est libre » restera la pierre angulaire de la construction européenne à laquelle tout est subordonné.

Aucune des principales exigences soulevées dans le débat sur le traité constitutionnel n'est prise en compte : services publics, égalité hommes-femmes, laïcité, préservation de l'environnement et des ressources non renouvelables, Europe sociale, refus de la libre circulation des capitaux et du dumping fiscal, surpuissance et missions de la banque centrale européenne (BCE), politique de paix, fonctionnement démocratique de l'Union européenne. Rien.

* Les services publics restent soumis aux règles de la concurrence.
* La référence aux « héritages religieux » est maintenue.
* Aucun des obstacles à l'amélioration des règles sociales n'est levé.
* Les politiques environnementales sont stérilisées par les choix économiques ultra-libéraux.
* Le pouvoir de la BCE est préservé.
* L'inscription de la défense européenne dans la politique de l'OTAN, c'est à dire sa soumission aux Etats-Unis, et la militarisation de l'Europe sont confortées.
* La charte des « droits fondamentaux », déjà très insuffisante, reste vidée de toute portée pratique.

Et, comme prévu par le traité constitutionnel, le système institutionnel actuel, profondément anti-démocratique, n'est pas vraiment transformé. Bref, on retrouve tout ce qui fait de l'Europe une zone aménagée de libre échange et de promotion des politiques néo-libérales, au lieu qu'elle se construise démocratiquement et propose une autre voie que le règne sans partage des multinationales et des marchés financiers.

Nous sommes des partisans déterminés d'une Europe émancipée de cette tutelle des puissances financières, capable de refuser les politiques de domination agressive et les interventions militaires pour mettre en oeuvre de nouvelles relations internationales, notamment avec les pays du Sud.

Nous voulons une Europe fondée sur le refus de toutes les discriminations, le respect effectif de la diversité culturelle et la convergence par le haut des droits sociaux, des normes environnementales et des protections des consommateurs.

Nous voulons une Europe bâtie sur la volonté et la souveraineté populaire. Voilà pourquoi nous refusons ce nouveau traité. Et nous proposons une démarche : l'élaboration d'un nouveau texte fondateur à la suite d'un processus démocratique, populaire et transparent ; puis sa ratification par referendum dans tous les Etats.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent cette Europe là à se mobiliser, à faire converger leurs initiatives et à unir les forces pour expliquer le véritable contenu du nouveau traité, dénoncer la tromperie et pour ouvrir une nouvelle perspective d'une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire.

Pour éviter que le peuple tranche, Sarkozy veut faire adopter le nouveau traité par la voie parlementaire. Rien ne dit qu'il pourra le faire. Les citoyens et les élus, quel qu'ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent refuser que la démocratie et la volonté populaire soient bafouées et exiger un nouveau referendum.

Le 16 octobre 2007.


Premiers signataires :
AC! – Alter - AlterEkolo - Alternatifs – APEIS - ATTAC - Cactus La Gauche – Confédération Paysanne – Convergence Citoyenne pour une Alternative à Gauche - Coordination des Groupes de Femmes Egalité - Coordination nationale des collectifs antilibéraux - Démocratie & Socialisme - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches européennes - MARS Gauche Républicaine - PCF - PCOF - Pour la République Sociale - Réseau Féministe Ruptures – Union des Familles Laïques - Union syndicale Solidaires ...
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 28 octobre 2007
1300739534.jpg La journée du 18 octobre a été, à tous égards, un succès.


L'ampleur de la grève à la SNCF, à la RATP, chez les électriciens et les gaziers dépassait celle des grèves de 1995 même aux moments les plus forts du mouvement d'alors. 75 % de l'ensemble des cheminots ont fait grève, une participation sans précédent.


D'autres secteurs se sont mobilisés de façon significative comme les Finances ou l'ANPE... De nombreuses délégations des différents secteurs publics, d'entreprises privées, d'étudiants ont participé aux 130 manifestations qui ont eu lieu dans toute la France : plusieurs centaines de milliers de salariés sont ainsi descendus dans la rue, confirmant ainsi le refus massif des réformes initiées par le gouvernement Sarkozy en place depuis cinq mois.

La campagne d'intimidation, menée activement par le gouvernement sur le thème de l' « équité » et de la « justice » a non seulement échoué, mais elle a indigné, révolté la grande majorité des salariés. Mais, une seule journée de mobilisation, même réussie, ne sera pas suffisante pour faire reculer Sarkozy et Fillon.



37,5 ANNUITES POUR TOUS !

Le gouvernement a d'ores et déjà expliqué qu'il ne tiendrait pas compte de cette mobilisation et ne modifierait rien sur le fond de ses projets.
Fillon l'a déjà annoncé : après en avoir fini avec les 37,5 annuités et les régimes spéciaux, le gouvernement augmentera la durée des cotisations à 41 ans, puis 42 ans, pour tous les salariés du privé comme du public, ce qui aboutira, une nouvelle fois, à une baisse du niveau des retraites.

Face à sa volonté d'imposer des réformes qu'il prétend incontournables, il faut créer un rapport de force favorable aux salariés. Ce qui suppose de dire clairement que l'on est contre la réforme, pour l'égalité, c'est à dire les 37,5 annuités pour tous. Une revendication capable d'unir les salariés, qu'on soit du public ou du privé.

PREPARONS UN TOUS ENSEMBLE !

Mais ce n'est pas tout : c'est bien à l'ensemble des droits des salariés que le gouvernement veut s'attaquer : assurance-maladie, contrat de travail, pouvoir d'achat, services publics, statut des fonctionnaires...

Face à cette offensive, les principaux dirigeants syndicaux demandent des négociations, de la concertation, du dialogue mais ils ne remettent pas en cause le fond de la politique du gouvernement.

Il faut au contraire engager une large bataille pour contester le bien fondé des réformes, poser la question centrale de la répartition des richesses, populariser les revendications capables d'unir l'ensemble des salariés : le refus de l'allongement de la durée du travail, le retour aux 37,5 annuités pour tous, la défense du CDI et de l'emploi, la hausse générale des salaires, 300 euros pour tous, le Smic à 1500 euros...

De fait, le succès de la journée du 18 octobre pose la question de la préparation d'un mouvement d'ensemble.

Elle crée la possibilité de reprendre l'initiative.

Alors, après le 18 octobre, il faut aller plus loin pour faire céder Sarkozy : préparons un « tous ensemble » !
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 28 octobre 2007
Extrait article "la vie du rail"

TRACTION: LA GRANDE MUTATION.

La traction avec un grand T est en voie de disparition. Ses personnels devraient être transférés et dédiés aux différentes activités SNCF. Décryptage d'une réforme de structure qui va commencer par le Fet d'ici à la fin de l'année.

« la traction était l'ultime bastion à avoir résisté à la gestion par activité. Avec sa disparition programmée, c'est la dernière page de l'entreprise unifiée qui se tourne. » dans son mail, notre correspondant fait état d'une réunion interne tenus la 11 octobre.


Selon ce cheminot, Jacques DAMAS, y aurait informé l'ensemble du personnel de la direction de la fin programmée de la direction de la traction. Ainsi les personnels –conducteurs, unités de production...- seraient dédiés et transférés aux « activités ». Et la logistique -grille de roulement, dépôts...- seraient transférée au Matériel.

Conséquence : dans « l'historique » direction de la traction subsisterait alors uniquement le cœur de métier, soit l'embauche et la formation des conducteurs, la réglementation, l'élaboration des manuels de conduite...Subsisterait aussi, pour partie, la gestion prévisionnelle des effectifs.
La traction aurait pour seule mission de vendre du personnel formé aux activités », estime notre interlocuteur.

Contactée, la direction de la traction ne nie pas les évolutions en cours et à venir, misant de plus en plus sur la spécialisation des roulements.

ce qui va changer, c'est que l'on va basculer vraiment tout ce qui est lié à la production au sein de chaque secteur d'activité », comme on le résume à la direction de la traction,

Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 octobre 2007
Se satisfaisant d'une lettre de précisions de la direction des Ressources Humaines de la SNCF, alors que 75% des cheminots étaient encore en grève, cette fédération a entériné de fait :

§ le passage à 40 ans de cotisations (puis 41 en 2008, 42 en 2012, 45 en ???)
§ le système de décote pour tous.
§ la fin des bonifications traction pour les nouveaux embauchés.

C'est pourtant sur ces trois sujets principaux que les ADC et les cheminots sont en grève le 18 octobre.

Mais qu'ont-ils donc obtenu pour casser le rapport de force historique à la SNCF ? Vraiment pas grand-chose, pour ne pas dire RIEN !









L'âge pivot est fixé à 55 ans pour les ADC, 60 ans pour les autres cheminots :
C'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF !
Donc la FGAAC entérine qu'un ADC devra travailler jusqu'à 55 ans pour ne pas avoir de décote et malgré tout ils auront une baisse de leur pension car la pension complète correspond à 40 annuités (puis 41 en 2008, 42 en 2012, 45 en ???) au lieu des 37,5 actuelles.

La période de référence restera la même qu'aujourd'hui :
Quelle avancée...C'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF !

Le remplacement des bonifications des ADC embauchés à partir du 1er janvier 2009 :
C'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF !
La direction proposera un ensemble de mesures, basées sur le principe de cofinancement entre l'entreprise et les agents.
Résultat la bonification traction disparaît, elle est remplacée par un système par capitalisation...notre travail n'est plus pénible !

Ces mesures sont :

Mise en place d'un capital temps : c'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF ! il sera possible pour les agents de verser dans ce compte des congés ou repos compensateurs qu'ils ne prendraient pas dans l'année. La SNCF créditerait d'autant ce compte. Exemple, si un agent veut partir à 50 ans comme aujourd'hui il devra avoir 5 ans X 200 jours = 1000 jours à son compteur. En appliquant le perdant-perdant (50/50), l'ADC devra donc mettre 500 jours, en comptant 25 ans de service, cela fera 20 jours par an ! Autant de journées de service gagnées par la SNCF...

 Mise en place d'un régime additionnel destiné à améliorer le montant des pensions servies en fin de carrière : c'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF !
Même fonctionnement que le capital temps (perdant-perdant) et limité aux éléments non liquidables pour la retraite (allocations), tout en sachant que la SNCF fixe le maximum autour de 8%.
Qui pourra se permettre de capitaliser toute une carrière pour finalement n'avoir ce qu'il a aujourd'hui, sans débourser ?

 Le rachat des trimestres d'études ou d'apprentissage : c'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF ! Cela concerne très peu d'agents, (années d'études après le BAC s'étant traduites par un diplôme de BAC + 2 minimum). De plus ces rachats sont excessivement élevés.

 Ce régime additionnel sera étendu aux personnels de conduite actuellement en fonction : c'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF comme ça tout le monde pourra perdre 4% de son pouvoir d'achat !

 La majoration importante du capital décès : c'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF !

 La négociation sur le déroulement de carrière : c'était déjà dans le document d'orientation du ministère publié par la SNCF ! C'est ce que le ministère appelle l'emploi des seniors et l'adaptation de l'allongement de la vie professionnelle...

 La prise en compte des délais longs : les délais d'attente et descentes médicales pour les bonifications traction : ça effectivement ce n'était pas prévu ! Ces prises en compte pour les agents n'ayant pas 60 trimestres de bonifications sont limitées aux 3 années neutralisées.

Voilà l'intégralité des mesures que la FGAAC affirme avoir arrachée à la direction et au ministère. A vous juger !

Voilà l'intégralité des mesures qui ont servi de justification à la FGAAC pour briser la dynamique d'une mobilisation historique des cheminots.


Effectivement à SUD-Rail nous n'avons pas la même conception du syndicalisme !

La fédération SUD-Rail s'est prononcée, dès le 18 octobre, pour la reconduction de la grève, pour des assemblées générales de cheminots de tous services qui décident eux même de la poursuite ou non de la grève. C'était le bon choix pour que la mobilisation historique des cheminots contraigne le gouvernement à reculer. Maintenant, nous devons intensifier notre effort pour que le mouvement reconductible qui devra être décidé le 31 octobre soit le mouvement gagnant. (Si toutes les OS respectent l'engagement du communiqué commun du 22 octobre)
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 octobre 2007
LES FEDERATIONS SYNDICALES DES CHEMINOTS
CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD-Rail – UNSA – CFE/CGC – FGAAC

Les Fédérations syndicales de cheminots se sont réunies ce jour pour analyser l'exceptionnelle action de grève du 18 octobre 2007 et décider des suites à lui donner.

Avec 75,56 % de grévistes, une large majorité de Cheminots Exécution, Maîtrises et Cadres de toutes fonctions a envoyé des messages clairs au gouvernement et à la direction de la SNCF :

Message clair sur la réforme de notre régime spécial de retraite, les cheminots rejettent cette réforme. L'augmentation du pouvoir d'achat et le développement de l'emploi à statut sont étroitement liés à cette exigence.

Message clair sur le Fret, les cheminots exigent l'arrêt de la casse de cette activité de l'entreprise au sens des infrastructures, des gares, des emplois s'y attachant. L'avenir du Fret ferroviaire, qui structure l'aménagement du territoire, le développement économique et influe sur l'environnement, doit faire l'objet d'un débat public.

Le véritable coup de semonce, adressé au gouvernement et à la direction de la SNCF le 18 octobre, doit les contraindre à apporter les réponses attendues par les cheminot(e)s.

C'est, nous le souhaitons, en ce sens que le Ministre du travail convie par la force du mouvement social, les Fédérations syndicales à de nouvelles rencontres bilatérales cette semaine, afin de rediscuter de la réforme.

En amont de celles-ci, les Fédérations CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD-Rail – UNSA – CFE/CGC –FGAAC, porteuses du rapport de force du 18 octobre, s'adressent au Ministre du travail.

En premier lieu pour lui rappeler leur refus de cette réforme.
En second lieu, pour lui demander d'organiser, à l'issue de ces rencontres, la tenue d'une table ronde nationale sur les régimes spéciaux avec le gouvernement et l'ensemble des organisations syndicales de cheminots.

Les organisations ont la volonté de conforter le rapport de force de manière unitaire et le plus large possible pour mettre tous les atouts du côté des cheminots pour gagner.

Dans ce cadre, nous proposons que l'ensemble des organisations syndicales des entreprises disposant d'un régime spécial se rencontrent dans les prochains jours, pour réfléchir et décider des mobilisations nécessaires.

En tout état de cause, les Fédérations de cheminots se réuniront, à nouveau, le 31 octobre 2007, à l'issue des bilatérales pour analyser la situation et les réponses du gouvernement. Si d'aventure le gouvernement refusait de revoir sa copie, il porterait la responsabilité d'un conflit plus long.

Paris, le 22 octobre 2007
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 octobre 2007
Nous en sommes convaincus : à partir du chiffre historique de grévistes le 18 octobre, c'est dès le 19 qu'il fallait que toutes les fédérations syndicales appellent à poursuivre le mouvement, soutiennent les assemblées générales et les grévistes. Chacun sait que ça ne s'est pas passé ainsi, malheureusement.

Nous appelons à renforcer le syndicalisme qui prend appui sur les assemblées générales démocratiques, qui soutient celles et ceux qui luttent.

Le 22 octobre se tenait une réunion interfédérale. Nous avions indiqué que nous serions présents, ... même si nous n'y avons été invités que le jour même à 13 heure 15 ! C'est sur la base du mandat des assemblées générales, du refus de la réforme, de la volonté d'agir par une grève reconductible, du soutien aux grévistes que SUD-Rail s'y est rendu.


Six fédérations avaient appelé à reprendre le travail le 19, en mettant en avant un appel ferme à une grève « y compris reconductible » qu'elles devaient décider le 22 octobre. Ce n'est pas ce qui s'est passé puisque ces fédérations préfèrent refaire un tour chez le ministre.

Les cheminots qui le 19 se sont exprimés pour la reconduction ont amené toutes les fédérations à durcir leur discours : « Si d'ici le 31octobre le gouvernement n'a pas revu sa copie il portera la responsabilité d'un conflit long », toutes les fédérations syndicales le disent aujourd'hui.

Au vu des déclarations répétées de Xavier Bertrand, SUD-Rail, FO, mais aussi CGT, CFDT, CFTC, UNSA, CGC, FGAAC devraient donc, le 31 octobre, confirmer leur engagement dans un conflit long.

Car là aussi, la détermination des grévistes a pesé : les huit fédérations refusent « la réforme du gouvernement » ... et non pas « son cadrage actuel » comme le proposaient en début de réunion interfédérale toutes les fédérations sauf SUD-Rail et FO.

Toutes les fédérations refusent des négociations par entreprise : toutes rejoignent ainsi la position des grévistes dans les assemblées générales, qui demandaient de ne pas aller négocier la mise en œuvre du passage à 40 ans, la suppression des bonifications, et les décotes qui font baisser les pensions. Plus de négociation en coulisse, c'est l'engagement pris par tous ...

Parallèlement, la nécessité d'un mouvement interprofessionnel fort, mis en avant par Solidaires et notamment par SUD-Rail dès la première interfédérale mi-septembre, fait son chemin. La mobilisation des cheminots a permis un appel de toutes les fédérations de fonctionnaires pour le 20 novembre, alors que plusieurs d'entre elles avaient refusé de soutenir le 18 octobre.

Et surtout l'interfédérale des cheminots « propose que l'ensemble des organisations syndicales des entreprises disposant d'un régime spécial se rencontrent dans les prochains jours, pour réfléchir et décider des mobilisations nécessaires ».

Les organisations de l'union syndicale Solidaires (SUD-Rail, SUD RATP, SUD Energie pour EDF/GDF, SUD Culture pour la Comédie Française, SUD Spectacles pour l'Opéra, ...) seront bien évidemment parties prenantes.

On aurait dû faire tous ensemble dès le 19, nous aurions pu décider dès hier. Mi-novembre c'est bien tardif,
... tout cela est vrai mais il faut faire avec la réalité et les positions de chaque fédération syndicale. Alors,
le 31, il faut un appel unitaire à un mouvement national, reconductible en assemblées générales et coordonné par les fédérations syndicales !
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 octobre 2007
Que l'on soit à SUD-Rail, FO, CGT, ou non syndiqués, nous sommes unis et déterminés pour obtenir satisfaction aux revendications :
- Maintien intégral de notre régime de retraite
- 37,5 annuités pour tous public/privé


Nous le réaffirmons : Notre régime de retraite n'est pas négociable !

Le 18 octobre, et les jours suivants nous en avons fait la démonstration.

Le gouvernement, par la voix de Xavier Bertrand, a annoncé qu'il ne cèderait rien sur le passage de 37,5 à 40 ans.

De ce fait l'engagement pris par certaines fédérations syndicales doit être tenu :
Que « si aucune réponse satisfaisante n'était apportée aux raisons de ce conflit, elles décideront d'engager un mouvement national de grève, y compris de type reconductible, avec le dépôt d'un nouveau préavis national. »

Oui, nous le réaffirmons, à la base nous sommes unis, nous sommes déterminés, nous sommes prêts !

Que les fédérations réunies ce 22 octobre 2007 appellent dès ce soir à la grève illimité pour la satisfaction des revendications :
- Maintien intégral de notre régime de retraite
- 37,5 annuités pour tous public/privé.
Par philippe floury
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus