Lundi 22 octobre 2007
1289027152.jpg Déclaration du réseau Inter-Luttes(*) réuni à Lille le 18 octobre 2007 à l'issue de la manifestation à la Bourse du Travail.

La mobilisation du 18 octobre a démontré une large capacité du monde du travail et de la jeunesse de s'opposer à la volonté du MEDEF et du Pouvoir de s'attaquer aux acquis solidaires en matière de retraite, de santé et de sécurité sociale, de service public et de droit du travail (contrat de travail, protection des salariés ...).



Cette mobilisation se prolonge aujourd'hui autour de la reconduction partielle de la grève chez les cheminots mais aussi d'une multitude d'initiatives comme :

• La manifestation du vendredi du 19 octobre des retraités et pensionnés,
• La mobilisation des samedi 20 et lundi 22 octobre en faveur de Florimond GUIMART, militant du réseau éducation sans frontière — RESF — qui passe en procès à Marseille,
• La journée nationale de grève et de manifestations des étudiants et des enseignants des universités le mardi 23 octobre contre la loi dite LRU,
• La mobilisation des mardi 23 et mercredi 24 octobre contre les franchises médicales et l'accès aux soins pour tous,
• La manifestation du mercredi 24 octobre des sans papier.

Pour construire et élargir la mobilisation le réseau Inter-Luttes de Lille appelle :

• A renforcer dans chacun des secteurs professionnels du privé et du public une bataille pour faire aboutir les revendications spécifiques au-delà des revendications communes à tous les salariés,
• A élargir et participer aux actions d'ores et déjà décidées ou qui seront programmées dans les prochains jours,
• A organiser un front de résistance et de solidarité autour des cheminots en grève reconductible.
• A œuvrer au rassemblement maximum des organisations syndicales et de tout le mouvement populaire pour permettre la construction d'un « Tous Ensemble » à même de faire céder le Pouvoir et le MEDEF.

Le réseau Inter-Luttes de Lille appelle déjà à une nouvelle réunion le 23 octobre à 17 h 30 à l'issue de la manifestation des universités.

(*) Le réseau Inter-Luttes est un réseau souple et ouvert de militants de toute origine syndicale du monde du travail et de la jeunesse étudiante et lycéenne, il a pour objet de mettre en commun les expériences et les luttes menées dans le secteur public, le secteur privé et le monde étudiant. Rejoignez-le !
Par philippe floury
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Dimanche 21 octobre 2007
1288088984-small.jpg Comme lors de chaque mouvement national, SUD-Rail a publié une information quotidienne, pour aider à la coordination des grévistes, les soutenir, faire connaître les évolutions. La division syndicale n'a pas permis au mouvement historique du 18 octobre de se poursuivre au niveau où il aurait pu, et dû, l'être.

Mais SUD-Rail ne tire pas un trait sur notre régime de retraite pour autant.

Plusieurs fédérations qui ont abandonné la grève et les grévistes le 18 au soir ont affirmé que la réunion fédérale du 22 octobre déboucherait sur un appel à la grève, reconductible si le gouvernement n'avait pas entre temps revu sa position.

Ne pas appeler à reconduire le 18 au soir c'était faciliter la tâche de ceux qui ont préféré négocier le recul de 5 ans de la retraite des agents de conduite. Maintenant, repousser encore un tel mouvement, ce serait décider de privilégier le choix de « négocier la réforme » pour que tous les cheminots soient obligés de travailler plus ou de gagner beaucoup moins.

UNE GREVE EXCEPTIONNELLE ...

Grève historique à la SNCF, ce 18 octobre ; les chiffres sont éloquents : sédentaires et roulants, exécution, maîtrise, cadre, dans toutes les régions, ... partout la grève a été exceptionnelle ! 75% de grévistes selon la direction.

Il s'agit du chiffre communiqué par la direction de l'entreprise, et il porte sur l'ensemble du personnel : toutes régions et directions centrales, exécution, maîtrise, cadre, cadre supérieurs (même si des cadres supérieurs qui pour la première fois voulaient se déclarer grévistes se sont entendus répondre « vous serez en congé » !)

Ce taux de grévistes est le plus important à la SNCF depuis des décennies. C'est 10% au dessus de la plus forte journée du mouvement de 1995.

MAIS AUSSI UNE OCCASION DE GACHEE !

Malgré la désinformation, de nombreuses A.G. ont reconduit le mouvement le 19. La direction, mais pas seulement elle, n'a pas lésiné pour faire circuler les fausses informations sur la réalité du mouvement le 18 au soir.

Malgré ça, dans beaucoup d'établissements, de sites ferroviaires, les grévistes ont décidé en assemblées générales de reconduire la grève.

Les Agents De Conduite rejettent les pseudos engagements négociés dans leur dos. Dans la nuit du 18 au 19, la fédération FGAAC décidait d'appeler à la reprise du travail : à l'issue d'une journée de grève historique, entériner le fait que les ADC partent en retraite 5 ans plus tard, quel acquis ! Comme le dit la direction SNCF à propos de l'accord passé avec la FGAAC, « toutes ces mesures sont la stricte application du document d'orientation du ministère du travail ».

Les cheminots refusent de voir leur retraite amputée de 20 à 30 % !

Les cheminots s'opposent à la nouvelle phase du plan Fillon qui prévoit de nous passer à 40 annuités en 2007, puis de mettre tout le monde à 41 annuités en 2008.

Les cheminots résistent et montreront que rien n'est inéluctable.


Le 18 fut une journée exceptionnelle, le 19 une occasion gâchée, mais maintenant il faut faire avec la réalité : de la réunion interfédérale du 22 octobre doit sortir un appel unitaire à la grève reconductible et très rapidement !

Les ADC n'étaient pas les seuls à vouloir poursuivre la grève : dans divers ateliers, des Assemblées Générales de plusieurs centaines de grévistes décidaient le vendredi matin la poursuite, le mouvement a été suivi aussi dans des gares, des ECT, des EVEN, ... et par plusieurs AG de sites rassemblant les cheminots de diverses fonctions.
Tout cela n'a pas été à la hauteur de ce qui était nécessaire. La division syndicale a pesé, même si localement des appels unitaires à la grève reconductible ont permis de mieux mobiliser.

Le gouvernement a constaté avec satisfaction que les engagements pris par certains sur une grève carrée étaient bien respectés, et a promis en récompense ... de nouvelles rencontres pour discuter de la meilleure façon de faire passer ses projets, d'autres disent « du cadrage » du projet.

S'agissait-il seulement de dire que nous n'étions pas contents, et d'accepter que le projet s'applique ? Ce n'est pas ça que voulaient les grévistes du 18 octobre !

A partir du rapport de forces créé le 18, les fédérations SUD-Rail et FO ont proposé de poursuivre dès le 19. Sur le terrain, bien des camarades d'autres organisations syndicales ont fait de même.
D'autres s'en sont tenus à ce qu'ils avaient dit « 24 heures de grève, puis nous négocierons l'application des directives gouvernementales ». Certains ont choisi de casser le mouvement, c'est dommage.

Une occasion de gagner rapidement a été gâchée le 18 au soir ; nous pouvions faire reculer le gouvernement, remettre en cause la suite, le passage à 41 annuités pour tous en 2008.

CETTE FOIS IL FAUT Y ALLER ENSEMBLE !

Six fédérations avaient annoncé une nouvelle rencontre interfédérale le 22 octobre pour interpeller de nouveau le gouvernement et la direction SNCF. Elles indiquent que si aucune réponse satisfaisante n'était apportée aux raisons de ce conflit, elles décideront d'engager un mouvement national de grève, y compris de type reconductible, avec le dépôt d'un nouveau préavis national, ...

... Voilà, on y est !


CHEMINOTS, RESTONS MOBILISES ET PREPARONS NOUS, TOUS ENSEMBLE, A REDEMARRER LA GREVE RECONDUCTIBLE POUR LA DEFENSE DE NOTRE RETRAITE !
Par philippe floury
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Dimanche 21 octobre 2007
1287818054-small.jpg Les cheminots ont clairement manifesté le 18 octobre leur refus de la réforme des régimes spéciaux imposée par le gouvernement. Dans leurs assemblées générales, dans leurs manifestations, dans leur grève, ils s'expriment et luttent pour que l'ensemble des régimes de retraite soient alignés sur le mieux disant et non pas laminés année après année.
La revendication du retour à 37,5 annuités de cotisation pour tous, l'abrogation des réformes Balladur, Fillon et Bertrand est une exigence qui s'exprime très fortement dans la grève.

Au-delà des débats sur la suite à donner au mouvement commencé le 18 octobre, l'unité syndicale s'impose. La fédération SUD-Rail s'est prononcée pour la reconduction de la grève dès le 18 octobre. En effet, une telle mobilisation, historique comme le soulignent tous les commentateurs, ne se retrouve pas à chaque semaine.

Désormais, la plupart des fédérations auraient l'intention d'organiser une grève reconductible car nous le savons tous, le gouvernement Sarkozy ne cédera que sous la pression populaire. Vu que cette stratégie semble désormais partagée, nous sommes toujours disponibles pour la développer ensemble car c'est tous ensemble que nous pourrons gagner.

La fédération SUD-Rail a toute sa place dans l'interfédérale du 22 octobre, et la tiendra.


Saint-Denis, le 20 octobre 2007
19h15 .
Par philippe floury
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Dimanche 21 octobre 2007
1287800136-small.jpg La journée unitaire de grèves et de manifestations contre les projets du gouvernement a été un succès. La mobilisation est exceptionnelle, voire historique dans les secteurs directement concernés par la réforme des régimes spéciaux : 75% de grévistes à la SNCF : même en 95, ce taux n'avait pas était atteint, 70 % à EDF et à la RATP. D'autres secteurs se sont mobilisé de façon significative comme les Finances ou l'ANPE... De nombreuses délégations des différents secteurs publics et d'entreprises privées ont participé aux manifestations dans toute la France : plusieurs centaines de milliers de personnes sont ainsi descendues dans la rue

Retraites, assurance-maladie, pouvoir d'achat, statut des fonctionnaires, gestion des services publics, contrat de travail et conditions de licenciement autant de projets du gouvernement qui sont des régressions sociales programmées et correspondent aux desiderata du Medef. En s'attaquant frontalement aux régimes spéciaux de retraites, le gouvernement veut marquer un point décisif pour imposer ensuite d'autres reculs sociaux.

Sur le plan des retraites, c'est la volonté affichée d'augmenter encore la durée de cotisations pour tous les salariés, du privé comme du public, qui aboutira, de fait, à baisser encore le niveau des pensions. Le « travailler plus pour gagner plus » a fait déjà long feu et le pouvoir d'achat des salariés reste en berne. Pour l'assurance-maladie, c'est, après l'instauration des franchises médicales, le projet de développer les assurances privées aux dépens de la solidarité de la sécurité sociale. La « refondation » de la Fonction publique signifie la suppression massive de fonctionnaires au détriment de la qualité du service public et l'aggravation de la précarité et de la flexibilité du travail. La refonte du contrat de travail et des conditions de licenciements vise à renforcer encore les pouvoirs des employeurs sur leurs salariés.

Le gouvernement veut s'attaquer aux droits de tous les salariés. C'est tous ensemble qu'il faut réagir pour bloquer une offensive visant, selon l'ancien dirigeant du patronat Denis Kessler, à « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance », c'est-à-dire à détruire ce qui reste d'égalité et de solidarité dans la société française. La journée du 18 octobre montre que les salariés ne sont pas disposés à accepter cette perspective. C'est une première étape face à l'offensive antisociale du gouvernement.

Le gouvernement a d'ores et déjà expliqué qu'il ne tiendrait pas compte de cette mobilisation et ne modifierait rien sur le fond de ses projets. Il s'agit donc aujourd'hui d'aller plus loin pour le faire céder. L'Union syndicale Solidaires appelle les salariés à se réunir pour discuter et décider des suites de cette journée. Dans les secteurs les plus mobilisés, de nombreuses assemblées de grévistes ont décidé de reconduire la grève, l'Union syndicale Solidaires soutient ces décisions et appelle à élargir la mobilisation.

[g]Pour l'Union syndicale Solidaires, il est aujourd'hui de la responsabilité du mouvement syndical de proposer très rapidement, dans l'unité, une perspective qui permette d'élargir le mouvement pour gagner. C'est aujourd'hui une autre répartition de la richesse produite qu'il faut imposer pour répondre aux besoins de justice et de solidarité dans notre pays.
Par philippe floury
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Mardi 16 octobre 2007
ASSEMBLEES GENERALES de cheminots prévues sur la région.

LILLE: 12H00 et 16H30 en gare de Lille, face à la voie 12;
VALENCIENNES: 12H30, en gare face au local "Agents de Trains";
BOULOGNE: 15H00 Cours SERNAM;
DUNKERQUE: 14H00 en gare de Dunkerque;
CALAIS: 9H00 au dépôt de Frethun;
AULNOYE: 14H00 face au dépôt;
ARRAS: 9H00 en gare.

MANIFESTATIONS ET RASSEMBLEMENTS

LILLE: 14H00 Porte de Paris;
VALENCIENNES: 10H00 Sous-Préfecture;
BOULOGNE: 10H00 Bourse du Travail;
DUNKERQUE: 15H00 Place Jean-Bart
ARRAS: 10H00 Place de la gare;
DOUAI: 10H00 Place de la gare
MAUBEUGE: 10H00 Place de Wattignies

LES SECTEURS MOBILISES

SNCF - EDF/GDF- RATP - Transports (Aérien, urbains, ...) - Convoyeurs de fonds - la Météo - la Culture - les Impôts - les Douanes - les Collectivités Territoriales (Mairies, Conseils Généraux, ...) la Concurrence, Contrôle, Répression des Fraudes - la Santé - La Poste - France Télécom - l'Education Nationale - le Ministère de l'agriculture - le Ministère du travail - l'ANPE - les secteurs de la Métallurgie de la Chimie, de l'industrie, ...

Dernière minute: Les Assemblées Générales d'étudiants viennent d'appeler à la grève le 18 octobre.
Par philippe floury
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Mardi 16 octobre 2007
Aucun TGV ne circulera jeudi
La mobilisation s'organise à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraites.

A 48 heures de la journée d'action une question se pose : la CGT cheminot va-t-elle être débordée par sa base En tout cas 26 préavis locaux ont été déposés pour une grève illimitée à partir de jeudi alors qu'au niveau national la CGT a déposé un préavis pour 24h seulement.

La SNCF a annoncé mardi sur son site internet qu'il n'y aurait aucun TGV en circulation sur le réseau national jeudi. Le trafic RATP sera très fortement perturbé.


La CGT va-t-elle être débordée par sa base ? En effet les cheminots s'organisent région par région pour bloquer le trafic SNCF. La CGT-cheminots a déposé des préavis locaux pour une grève illimitée dans 26 villes notamment à Lyon Marseille et Paris-Nord qui dessert le Stade de France. Au niveau national c'est un préavis de grève pour 24h seulement qui a été déposé.

Dans tous les cas la grève de jeudi s'annonce très suivie. Selon la direction le trafic RATP sera "très fortement perturbé sur l'ensemble du réseau jeudi" de bus métro RER et tramway. Il n'y aura sans doute pas plus d'un train sur dix à la SNCF et la ligne D du RER pourrait même être fermée par mesure de sécurité.

La SNCF a annoncé mardi sur son site internet qu'il n'y aurait aucun TGV en circulation sur le réseau national jeudi. Des préavis ont également été déposés dans les transports urbains de 27 villes. Les aéroports d'Orly et de Roissy pourraient aussi être touchés.

D'autres secteurs qui ne sont pas concernés par cette réforme veulent s'associer au mouvement. C'est ainsi qu'il y aura probablement des arrêts de travail à l'Éducation Nationale


AFP: SNCF: 26 préavis illimités de la CGT, à Paris Nord et au plan local

PARIS (AFP) - La CGT-cheminots a déposé 26 préavis locaux pour une grève illimitée à partir de jeudi, notamment à Lyon, Marseille et Paris-Nord, alors que le syndicat, au plan national, n'appelle qu'à une grève de 24 heures pour défendre les régimes spéciaux.

Lundi Les dépôts --assez habituels-- de préavis de grève locaux surenchérissant sur un mot d'ordre national, font courir le risque, s'ils sont suivis, d'un débordement par la base de la CGT-cheminots au niveau national.
"On sait qu'il y a effectivement des appels locaux à une grève reconductible, mais pour nous ce chiffre n'est pas exceptionnel, car il existe plus de 300 syndicats CGT (sections locales) à la SNCF", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la CGT cheminots.

Au plan national, trois syndicats de la SNCF sur huit, SUD Rail, FO et FGAAC appellent à une grève reconductible. Les cinq autres préavis portent sur un mouvement de 24 heures. Tous courent à partir de mercredi 20H00.

"Nous ne souhaitons pas que les cheminots soient isolés trop tôt (et) nous voulons créer les conditions pour que d'autres secteurs professionnels rentrent dans la bagarre", a indiqué lundi le secrétaire-général de la CGT Cheminots Didier Le Reste sur RMC.

Dans un communiqué, la CGT-cheminots a appelé à "une journée de grève et de manifestations dans un cadre unitaire et interprofessionnel".
La fédération, reçue lundi aux côtés de la CFDT, de la CFTC, de l'UNSA et de la CFE-CGC par la direction de la SNCF, a jugé que "sur le fret SNCF, l'évolution de l'emploi, l'augmentation du pouvoir d'achat, la direction n'a apporté aucune réponse".

A sa proposition d'ouvrir des négociations sur le régime spécial des cheminots, les cinq fédérations "lui ont opposé une fin de non-recevoir et ont réaffirmé leur désaccord sur le cadrage gouvernemental de la réforme", selon la CGT-cheminots.

Les préavis CGT pour un mouvement illimité concernent notamment la région SNCF Paris Nord, qui dessert le Stade de France à Saint-Denis où se tiendra samedi soir la finale de la Coupe du monde de rugby (Afrique du Sud - Angleterre), l'établissement traction Lyon Mouche et l'établissement traction de Marseille, a indiqué la direction de la SNCF.

En région parisienne, la ligne D du RER, qui dessert le stade de France, "pourrait être fermée par sécurité" jeudi, en raison d'une quasi paralysie du trafic, a déclaré lundi à l'AFP Fabien Villedieu, délégué SUD Rail.

La direction de la gare du Nord a indiqué que la grève serait "a priori très suivie" et indiqué que "les plans de transport pour la journée du 18 ne sont pas encore arrêtés".

Lundi, dans un courrier commun, cinq associations d'usagers des transports d'Ile-de-France et six syndicats régionaux ont demandé au ministre des Transports un "plan d'urgence financier" pour "un service public de qualité".

Par ailleurs, des préavis ont été déposés pour jeudi "dans 27 réseaux de transports urbains", notamment à "Lyon, Toulouse, Montpellier et Nancy", a indiqué l'UTP (patronat).
Par philippe floury
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Mardi 9 octobre 2007
Le Président de la République a annoncé le 18 septembre qu'il organiserait, d'ici la fin de l'année, « l'harmonisation » des régimes spéciaux avec celui de la fonction publique « réformés » par la loi Fillon de 2003 (40 ans de cotisations pour une retraite à taux plein, au lieu des 37,5 annuités), et dans la foulée en 2008, le passage pour tous de 40 à 41 ans.

Marquant bien les limites de la négociation entreprise par entreprise, dès à présent Pépy annonce le cadre nouveau qui sera mis en place:
« Le résultat est que chaque année cotisée donne droit à un montant de pension moins élevé qu'avant (baisse du taux d'annuité). Il faut donc cotiser plus longtemps pour avoir la même pension ».

Cette opération de négociation à la hussarde n'est donc que de la poudre aux yeux : il s'agit juste d'une manœuvre pour tenter de diviser les syndicats ; comme si on pouvait s'en sortir en jouant « les cheminots » contre « les électriciens » ou « les agents RATP » ...

Au contraire, SUD-Rail et l'union syndicale Solidaires pensent qu'il faut rester unis, rassemblés : voilà pourquoi nous avons poussé à saisir l'appel lancé par les fédérations syndicales de cheminots pour le 18 octobre, afin que cela devienne un mouvement interprofessionnel.

Et nous avons réussi : la SNCF, mais aussi EDF/GDF, la RATP, les hôpitaux publics, l'Education Nationale, les ministères, les collectivités territoriales, la Poste, la Chimie, ... la liste des secteurs en grève ne cesse de s'allonger. Au plan départemental aussi, les appels se multiplient. La plupart du temps, SUD/Solidaires, CGT, FSU, FO, mais aussi dans plusieurs cas CFDT, UNSA, CFTC, CGC seront dans l'action !

A la SNCF, les huit fédérations syndicales appellent à la grève.
Des différences existent quant aux modalités.
 SUD-Rail, FGAAC, FO proposent un appel à une grève reconductible, des assemblées générales partout pour que les cheminot-e-s décident démocratiquement.
 Des équipes CGT construisent le nécessaire mouvement reconductible, mais la fédération CGT préfère rejoindre CFDT, UNSA, CFTC, CGC pour une « 24 heures » carrée.

L'objectif essentiel est que la grève soit très forte le 18 !

Tout laisse penser que ce sera le cas, dans tous les collèges, dans toutes les régions. Ce serait une erreur de laisser retomber le rapport de forces ainsi créé. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud ! 24 heures de grève, cela ne suffira pas à préserver notre régime de retraite, ... pourtant prévu dans notre contrat de travail.

Il faut un prolongement au 18 octobre. Les cheminots en décideront dans les assemblées générales.


Quelles sont les autres possibilités :
 Se satisfaire d'une démonstration de mécontentement, pour une négociation entreprise par entreprise, qui serait « la seule méthode acceptable et légitime » comme le proposait la confédération CGT (Vie Ouvrière du 14 septembre) ?
 Laisser retomber la pression, prévoir une nouvelle « journée d'action » un mois plus tard ... réitérer ainsi la tactique des « temps forts » qui mena à l'échec en 2003 ?

Chaque solution est respectable et correspond à des orientations syndicales différentes.
A SUD-Rail, nous considérons normal que des points de vue divers soient exposés ; et nous pensons que cette diversité d'opinion sur la tactique à suivre ne doit pas briser le cadre unitaire construit en vue du 18 octobre. Cette façon de voir les choses n'est pas partagée par tous au niveau national : la CGT a rompu l'unité et exigé l'exclusion de l'interfédérale des organisations qui veulent plus d'une « 24 heures ». C'est dommageable, mais nous savons que cette manière d'agir n'est pas partagée sur le terrain.

Ensemble, nous allons continuer de construire la grève qui démarrera le 17 au soir !
Ensemble, organisons les assemblées générales pour que les cheminots s'expriment et gèrent leur grève !
Par philippe floury
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Lundi 8 octobre 2007
Jour après jour le gouvernement de Sarkozy égraine la litanie des contre réformes sociales contre tous les salariés du privé, du public, contre les chômeurs, les malades, les retraités qui ne sont que la copie conforme des exigences du MEDEF.

Pour le Pouvoir : les malades sont les responsables du déficit de l'assurance maladie, les chômeurs responsables de leur non emploi, les bas salaires n'ont qu'à travailler plus, les fonctionnaires ont un statut trop protecteur, le contrat de travail n'est pas assez flexible.

Il veut remettre en cause les conquêtes sociales issues des luttes menées depuis 1945 et notamment le principe fondamental de solidarité qui préside à la protection sociale : « cotiser selon ses moyens, bénéficier selon ses besoins. »

Après les énormes cadeaux fiscaux pour les plus riches, après le scandale des parachutes dorés pour les dirigeants de grandes entreprises qui licencient, voici maintenant les délits d'initiés à grande échelle.

Pour l'union syndicale SOLIDAIRES, le pouvoir veut construire un nouveau modèle social basé sur le principe de l'inégalité, du chacun pour soi et du pouvoir sans partage du patronat.
S'opposer à ces attaques nécessite une mobilisation qui doit être la plus unitaire et la plus forte possible, pour faire reculer un pouvoir politique à la solde des intérêts financiers. Les prochains jours seront décisifs pour construire ce rapport de force dans le secteur privé et le secteur public.

Samedi 13 octobre avec les malades, les associations les syndicats et les partis, contre les franchises médicales, pour l'accès aux soins pour tous ![/f]

Après les initiatives à Lille et dans plus de 50 villes de France le 29 septembre, l'heure est venue du lancement d'une grande mobilisation populaire qui concerne au premier chef les victimes des franchises, les malades eux-mêmes, mais aussi chacun d'entre nous.

La manifestation à Lille du 13 octobre sera une première réponse pour s'opposer à la mise en place des franchises, pour construire un mouvement durable et unitaire pour sauver la protection sociale solidaire contre les appétits des assurances privées. Sarkozy veut leur remettre les clefs d'une sécurité sociale en cours de démantèlement.

Ce sera aussi l'occasion de construire le front le plus large contre toutes les attaques du pouvoir, et de préparer la mobilisation et les grèves du 18 octobre.[/f]


Jeudi 18 octobre grèves et manifestations unitaires du public et du privé pour le pouvoir d'achat, les retraites, la protection sociale, la défense des services publics.[/f]

Le pouvoir voudrait enfermer la mobilisation sociale des prochains jours dans le strict débat des régimes spéciaux de retraite. Il faut refuser cette transposition en France du modèle « social » qu'a imposé Margaret Thatcher en Grande Bretagne et dont nous pouvons mesurer les effets.

Il faut construire une offensive sociale qui réponde à l'ensemble des attaques orchestrées par le pouvoir et le patronat. Il faut imposer des négociations pour un alignement par le haut des salaires, des retraites .Il faut garantir les soins de qualité pour tous, et l'existence de services publics rénovés.

Le triple enjeu des prochains jours est d'abord d'informer tous les citoyens, ensuite d'œuvrer à l'unité de l'ensemble du monde du travail et enfin de construire l'alliance des salariés, des usagers des services publics, des malades et de leurs associations, des retraités, des chômeurs.

L'Union Syndicale SOLIDAIRES propose à l'ensemble du mouvement social dans toutes ses composantes d'œuvrer à la réussite de la grève et des manifestations du 18 octobre, qui doit devenir le point de départ d'une mobilisation pour résister et reconstruire.


Manifestation à Lille le 18 octobre à 14h Porte de Paris

NB: Des manifestations locales sont en cours de préparation

Par philippe floury
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Lundi 8 octobre 2007
... par quelques-uns de leurs collègues qui s'estiment rémunérés pour défendre le rail et leur entreprise, mais pas forcément la politique ferroviaire et sociale du gouvernement

Le 8 octobre 2007,

Il est des moments plus propices que d'autres pour prendre un peu de recul sur les conditions de son engagement au travail, sur le sens de celui-ci et sur la façon dont la haute hiérarchie nous considère. Sans doute sommes-nous dans un de ces moments.

Les « consultants mercenaires » qui nous dirigent de leur tour d'ivoire du 34 rue Mouchotte nous demandent de monter au créneau pour défendre la contre-réforme la plus sévère envisagée contre les cheminots depuis qu'existe le chemin de fer, contre-réforme emblématique de la politique de régression sociale généralisée de Sarkozy.

Beaucoup d'entre nous s'interrogent ; n'est-il pas temps de le faire savoir, de poser publiquement quelques bonnes questions ?

Au quotidien, la pression sur nos épaules est de plus en plus forte. On nous impose des objectifs de plus en plus difficiles à atteindre, compte tenu de la pénurie de moyens et de l'extrême complexité du fonctionnement du système ferroviaire : l'éclatement de l'entreprise et l'explosion des coûts de transactions entre RFF et la SNCF en sont des causes majeures.

Le choix très volontariste de nos dirigeants d'accentuer la gestion par activité a, non seulement réduit les moyens et les budgets, mais aussi semé, au sein même de notre entreprise, un vent de forces centrifuges qui transforme toute démarche transverse, intégrant l'intérêt de l'ensemble de la SNCF et du mode ferroviaire, en un parcours du combattant de plus en plus vain et démoralisant. Combien d'entre nous passent des journées entières à essayer de recoller les morceaux cassés du fait de l'usine à gaz que les tenants de la privatisation du chemin de fer ont construit avec un seul véritable objectif : casser la SNCF pour en livrer les morceaux les plus juteux aux « forces du marché », c'est-à-dire en réalité aux propriétaires du capital privé !

Cette énergie considérable que nous dépensons pour parvenir malgré tout à faire avancer le système, ou malheureusement et plus prosaïquement pour le maintenir en état de fonctionner, est niée par la direction. Ramenés au coût horaire réel, nos salaires sont bien loin des ponts d'or que les « consultants-mercenaires » s'attribuent en se recrutant par cooptation dans des postes stratégiques. Pour se faire une idée de la question, il suffit d'analyser le Bilan social de la SNCF sur quelques années : de 1996 à 2006, donc en 10 ans, le montant moyen annuel des dix plus hautes rémunérations, calculé en euros constants de 2006 pour appréhender le gain réel de pouvoir d'achat, a augmenté de 67% ! Durant ces mêmes 10 années et toujours en euros constants de
2006, la rémunération moyenne de l'agent SNCF (y compris les cadres supérieurs et les cadres contractuels) n'a crû que de 6,5%.

La reconnaissance financière n'est donc pas au rendez-vous. Mais c'est plus largement que l'on peut affirmer que les « consultants-mercenaires » n'ont aucune autre forme de reconnaissance, ni même de bienveillance, vis-à-vis de l'encadrement. Ils ont une mission : ils l'accomplissent ; qu'importent les dégâts humains et même économiques, qu'ils ont appris à nier par les ritournelles rhétoriques de la psychologie de bazar apprises dans leurs écoles de gestion, publiques ou privées !

Ainsi, au détour d'une réunion, nous avons tous eu l'occasion d'observer la morgue avec laquelle le haut dirigeant exécute le cadre qui a eu l'audace de poser une question qui fâche ou de faire connaître une simple divergence d'analyse... Il suffit de se remémorer la violence de certaines décisions de la direction générale, par exemple, quand il s'est agi de licencier un cadre du SRA de Reims qui avait eu le malheur de faire une erreur de procédure sur un marché, sous la pression du planning du TGV Est... Il suffit de décompter le nombre de « placardisés », poussés au désespoir en dépit (ou peut-être à cause ?) de leurs compétences, par le seul « fait du Prince »...

« (...) quand ceux qui commandent ont perdu la honte, (...) c'est justement le moment dans lequel ceux qui obéissent perdent le respect ; et c'est dans ce même moment où l'on revient de la léthargie, (...) »

Cardinal de Retz, Mémoires, 1675


Et le culot des « consultants-mercenaires » est sans limite, puisqu'ils ont décidé d'envoyer en missi dominici de Sarkozy les cadres qui ont pourtant beaucoup à perdre si notre régime spécial de retraite est aligné sur celui en vigueur dans la fonction publique, après la contre-réforme qu'elle a elle-même subie à partir de 2004.

Beaucoup d'entre nous, en effet, sont rentrés tard dans l'entreprise, parce qu'ils ont fait des études longues et/ou parce qu'ils ont travaillé quelques années dans le secteur privé avant de faire le choix du secteur public : à 55 ans, ceux-là ne compteront en général que 25 à 30 ans de cotisation à la caisse de retraite de la SNCF. La baisse de leur pension de retraite par rapport au mode de calcul actuel, sera comprise entre 3% (s'ils ont déjà plus de 50 ans) et 25% ou plus (s'ils ont aujourd'hui 40 ans ou moins et se voient lors de leur départ appliquer « plein pot » la décote de 5% de leur pension par année de cotisation manquante), soit des pertes de pension comprises entre 100 et 1000 euros, voire plus, chaque mois !

Ils ne pourront compter en contrepartie ni sur le rachat d'années d'études, qui devrait être très onéreux s'il est autorisé (de l'ordre de 20 000 euros par année rachetée), ni sur leur éventuelle retraite du régime général s'ils ont travaillé avant d'entrer à la SNCF, car elles sera ridiculement faible et ils devront attendre 65 ans afin qu'elle ne subisse pas elle-même de décote, ni sur la possibilité qui pourrait leur être laissée de travailler jusqu'à 65 ou 70 ans (mais le pourront-ils alors, physiquement et psychologiquement ?).

Il est en outre parfaitement légitime, notamment pour ceux qui d'entre nous qui ont plus d'une douzaine d'années d'ancienneté (car depuis, les salaires d'embauches à la SNCF ont eu tendance à se rapprocher de ceux du secteur privé), d'avoir le sentiment amer d'une rupture unilatérale de contrat. En effet, nous sommes nombreux à avoir accepté, à l'embauche, des salaires parfois très inférieurs à ceux du marché, en ayant cru au discours de l'entreprise qui affirmait que nous devions tenir compte des « avantages du statut », en particulier ceux découlant du régime spécial de retraite des cheminots.

Le fait d'être cadre ou cadre supérieur fait-il de nous de simples valets de nos « consultants mercenaires » ? Eh bien, nous sommes sûrs d'être de très nombreux cadres et cadres supérieurs à répondre fermement : NON ! A dire que nous en avons plus qu'assez d'être soumis à des exécuteurs de basses œuvres grassement payés pour casser le système public ferroviaire national que nous nous efforçons, pour certains d'entre nous depuis des dizaines d'années, de faire fonctionner au mieux, malgré toutes les modes managériales et les tocades de politiques et de
« serviteurs de l'Etat » parfaitement irresponsables !

Et nous parions que, conscients de nos intérêts, nous serons nombreux à agir collectivement à partir du 18 octobre, avec l'ensemble des cheminots !

Des cadres et cadres supérieurs de la SNCF

1 Si vous souhaitez faire part de votre accord, vous pouvez signer cette lettre ouverte en écrivant à :
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php
Nous vous garantissons l'anonymat.
Par philippe floury
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Mercredi 3 octobre 2007
Le Gouvernement attaque les régimes spéciaux au nom de « l'équité ». Mais nous défendons un système bien plus juste et solidaire que celui proposé par Sarkozy.

Cet alignement par le haut était prévu ... en 1945 lors de la création de la Sécu ! C'est pour cela que les régimes de retraite qui existaient auparavant ont été maintenus, dans l'attente que le régime général les rattrape. Nous refusons l'idée que, soixante ans plus tard, le progrès serait de détériorer la situation de tous !

D'après les hypothèses démographiques, le nombre de personnes de plus de 60 ans aura doublé au cours des prochaines 40 années. Le gouvernement en déduit hâtivement que l'on court à la catastrophe, et que la seule solution serait de travailler plus longtemps et de partir avec une plus petite retraite.

C'est faux. Car le Produit Intérieur Brut, c'est-à-dire la richesse que nous produisons collectivement dans le pays, continuera d'augmenter et permettrait largement, comme par le passé, d'absorber le vieillissement de la population :
# il y a 40 ans, les retraites coûtaient 6% du Produit Intérieur Brut soit 45 milliards sur 750,
# elles coûtent aujourd'hui 12% soit 192 milliards sur 1 600,
# et coûteraient 18% soit 540 milliards sur 3 000 dans 40 ans,

ce qui représente plus, mais laisse quasiment 2 500 milliards de Produit Intérieur Brut à d'autres dépenses, donc bien plus qu'aujourd'hui !

Le problème posé n'est pas celui du poids des retraites, mais de l'utilisation des richesses créées. Il s'agit bien d'un choix politique.

Ces 20 dernières années, la part du PIB consacrée à la masse salariale a ainsi perdu 10 points, soit 160 milliards d'€ par an. Or, un retour à la situation d'avant 2003 - avec 37,5 annuités pour tous ne coûterait que 4,5 milliards d'€ par an !

Ramener les profits que patrons et actionnaires se font sur le dos des salariés à ce qu'ils étaient il y a 20 ans (et c'est déjà beaucoup trop !) dégagerait chaque année une somme 40 fois supérieure à ce qui est présenté comme nécessaire pour sauver les retraites ! On est loin de la catastrophe annoncée !

Que proposons-nous ?
• Une augmentation des cotisations patronales, comme cela s'est fait par le passé, permettant de financer un système par répartition,
• La garantie à tous d' une retraite complète après 37,5 annuités, plus tôt pour les métiers pénibles,
• Un taux de remplacement de 75% minimum,
• Une retraite minimum de 100% du SMIC,
• Une augmentation des salaires, en particulier des plus bas, également nécessaire à la garantie de retraites décentes.
Une autre répartition des richesses !

Que proposent MEDEF et gouvernement ?
• Une augmentation sans fin du nombre d'années nécessaires pour acquérir une retraite à taux plein.
• Comme, dans le même temps, les employeurs se séparent toujours plus tôt des « seniors », cela se traduira par une diminution du montant des retraites pour une majorité de salariés qui ne pourront avoir une carrière complète.
• Le développement de retraites complémentaires par capitalisation, pour les plus riches seulement, et au profit des fonds de pension. En clair, le remplacement de notre système par répartition par un système livré à la finance.
Plus d'inégalité, de précarité, moins de solidarité !

Nous demandons que le régime de retraite des salariés du privé rejoigne les régimes spéciaux.
C'est possible économiquement, sans problème !


La suppression des régimes spéciaux ne profiterait en rien aux autres salariés, mais seulement au patronat et aux actionnaires qui n'ont jamais été aussi riches et auraient largement les moyens de financer des retraites décentes pour tous.

Les régimes spéciaux représentent un modèle social avancé, basé sur un système par répartition et sur la solidarité intergénérationnelle, avec une part importante de salaire différé. Les régimes spéciaux versent des cotisations plus élevées pour favoriser des retraites « dignes ».

Patronat et gouvernement veulent stigmatiser certains salariés comme des privilégiés et ainsi nous diviser pour ensuite mieux s'attaquer au régime général.

SNCF, EDF/GDF, Education Nationale, Fonctionnaires, RATP, ... public / privé, luttons ensemble, pour gagner ensemble !
Gouvernement et directions d'entreprises tentent d'imposer une régression sociale aux salariés des entreprises bénéficiant des régimes spéciaux de retraites, et non de négocier dans un objectif de progrès social.

Quels sont les prétextes mis en avant pour tenter de justifier la remise en cause des clauses de nos contrats de travail ?

Défendre nos régimes de retraite, est-ce « indigne » ?
De l'argent ? Oui, il y en a !

Un exemple, la compensation par l'Etat des mesures d'allègement des charges sociales des entreprises représente environ 25 milliards d'euros par an ... et elle est en constante progression.
Les salariés des entreprises bénéficiant des régimes spéciaux ne veulent pas défendre leur système au dépend des autres salariés, mais pour qu'il puisse s'étendre à tous.

Défendons, ensemble un système de retraite plus juste pour tous, un système par répartition basé sur la solidarité !

Par philippe floury
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